‹ sur un cas de Gangrène symétrique des doigts à évolution aiguë (Contribution À L'Étude De La Maladie De Raynaud)Chapitre 24 sur 25 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — A côté du syndrome de Raynaud typique existe une forme dont la différence fondamentale réside en ces faits:

— Apparition brusque, la plupart du temps, sans qu’il y ait eu de prodromes annonciateurs.

— Période très courte, quand elle existe, des phénomènes syncopaux et asphyxiques des extrémités.

— Evolution rapide vers la gangrène confirmée, en peu de temps.

IT. — Cette gangrène suraiguë marque une gravité beaucoup plus nette que le syndrome décrit par Maurice Raynaud en 1862, puisque, sur les huit observations que nous rapportons, quatre se sont terminées par la mort du malade, et que, dans les autres cas, sans exception, les séquelles fonctionnelles ont été si importantes que pour deux (Nielsen-Pagniez) la désarticulation des extrémités a été indispensable.

IT. — L'apparition de ces formes au cours d’une maladie infectieuse est la règle. Et dans la majorité des cas (six sur huit des observations décrites), la gan-

grène est survenue à la suite d’une affection broncho-

pulmonaire.

IV. — A côté des deux faits incriminés dans la pathogénie du syndrome de Raynaud type:

— déséquilibre du système neuro-végétatif (Obs. [) ;

— lésions vasculaires des artérioles des extrémités (Obs. IT), nous pouvons ajouter l’élément « toxicité » agissant

directement sur les éléments cellulaires périphériques

(Dufour).

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