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mités du canal. L'’orifice utérin est le plus souvent perméable.
L'’orifice abdominal, au contraire, est dans une condition toute différente. Sans parler des adhérences si fréquentes qui unissent le pavillon à l’ovaire et qui ferment celui-ci même en dehors de toute gravidité, il nous faut rappeler ici que l’œuf siège ordinairement dans le pavillon lui-même. Aussi ce dernier subit-il des transformations marquées. Bland-Sutton a bien montré comment, dans le premier mois, il reste ouvert, simplement congestionné et turgescent, tandis que, dans les semaines qui suivent et parfois très rapidement, ses franges s’accolent et ferment hermétiquement l’oviducte à son extrémité ovarique. Îl y aurait là une transformation curieuse du péritoine adjacent qui formerait une collerette saillante envahissant peu à peu l'orifice pour le rétrécir, l’agglutiner et le fermer. Ceci nous explique pourquoi l'expulsion tubo-abdominale, si fréquente dans les premiers mois, devient plus rare ensuite pour faire place à la rupture.
Que deviennent les diverses tuniques de la trompe > Elles sont peu modifiées en dehors du sac foetal, mais beaucoup plus au niveau de ce sac. Le développement de l’ampoule ovulaire efface les plis de la muqueuse. L’épithélium s’aplatit et s’allonge ; il disparait complètement au niveau du futur placenta. La musculeuse s’hypertrophie, mais ce processus n’est pas indéfini comme au niveau de l'utérus, de sorte que la paroi musculaire, malgré ses efforts, se laisse distendre, s’éraille par place, et s’amincit d'autant plus qu'on a signalé au milieu des faisceaux musculaires l'existence de grands espaces sanguins qui en amoindrissent naturellement la résistance. D'autre part, le chorion, futur placenta, la plupart. du temps développé du côté opposé à l'insertion ligamenteuse de la trompe, use cette dernière par ses villosités qui vrillent la paroi en quête du sang
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maternel et amorce ainsi une rupture qu’une cause occasionnelle minime ne saurait manquer de provoquer.
Ordinairement cette rupture se produit de la 4° à la 12° semaine. On sait qu'elle peut être beaucoup plus tardive. Ses modalités sont d’ailleurs bien connues et, en dehors des signes cliniques qu’elles comportent et que nous rappellerons bientôt, elles s’écartent du ‘cadre de cette étude qui n’a trait qu'aux phénomènes consécutifs de migration et de greffe de l’œuf entier et vivant sur la séreuse péritonéale. Avant d’en venir là, nous devons décrire en quelques mots les faits satellites de la grossesse tubaire à son début. Ce sont, à peu de choses près, ceux qui marquent la greffe intra-utérine normale d’un ovule fécondé. |
C'est avant tout l'arrêt des règles, puis toutes les modifications maternelles coutumières. Les seins grossissent, leur aréole s’élargit et se pigmente, le mamelon et les tubercules de Montgomery s’'accroissent et se colorent également souvent de façon très prononcée, tandis qu'apparait au niveau de l'abdomen une ligne verticale médiane brunâtre appréciable surtout chez les femmes brunes. On note également quelques troubles digestifs : anorexie, diarrhée ou constipation, parfois des vomissements. Des modifications surviennent aussi du côté du tractus vulvo-vaginal qui se vascularise, devient plus chaud, plus souple, plus humide aussi, du fait de l’hypersécrétion de sa muqueuse.
En outre, l’accord est bien fait sur ce point que les modifications de l’utérus sont importantes. En effet, toutes les observations rapportent, qu'il s'agisse de grossesse tubaire rompue ou opérée avant rupture, ou même de grossesse péritonéale, que l’on a trouvé l'utérus constamment augmenté de volume, pouvant être gros comme le poing, disent les auteurs qui l'ont vu,
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au terme qu'atteignent parfois les grossesses ectopiques, sa cavité mesurant alors une douzaine de centimètres de longueur. De plus, et tout comme si un œuf y était implanté, sa muqueuse se transforme, l’épithélium s’aplatit, devient cubique, les tubes glandulaires s’hypertrophient ; on voit apparaître dans le chorion muqueux des traînées de grosses cellules claires qui ont tous les caractères des cellules déciduales. La muqueuse ainsi modifiée dans sa structure devient caduque et s’élimine par lambeaux au cours de la grossesse, sans que cette élimination implique la mort de l'enfant et soit un signe de rupture ou d’avortement.