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gnalée que chez la race nègre; elle est caractérisée par la formation à la face plantaire d’un orteil d’un étranglement annulaire qui progresse lentement et finit par déta- ; cher complètement l’orteil intéressé.
La lèpre mutilante peut produire des lésions dont l’aspect est presque identique à celles de notre malade; mais. à l'examen, l'absence des troubles sensitifs, d’atrophie des muscles thénar et hypothénar, de nodosités et d’épaissis. sement des trones nerveux et enfin la recherche négative du bacille de Hansen dans le mucus nasal, ne permettent aucune confusion. : ps
La syphiis est la grande simulatrice des Re, elle peut revêtir les différents types de lupus. Au cours des manifestations de modalité secondaire, l’'anamnèse d’un chancre récent, la coexistence d’autres accidents, la généralisat'on et la dissémination des accidents cutanés, font ‘facilement rapporter à leur véritable nature les lésions en évolution. Mais dans les cas d'accidents de modalité tertiaire, il est plus ardu de faire un diagnostic ferme. Le siège, l’aspect peuvent être ceux du lupus; le chanere, les accidents seconcaires, peuvent être passés inaperçus.
Ce sont les syphilides papuleuses à type corné, les syphildes papillo-squameuses, papilomateuses, les syphilides tubereulo-ulcéreuses végétantes à type papillomatocrustacé qu'il est parfois difficile de différencier.
Le diagnostic se basera sur ce fait que les lésions syphilitiques ont une tendance très: marquée à ja figuration, au groupement cireiné et hémi-cerclé; leur extension est plus grande. Les points .cicatriciels laissent une pigmentation cuivrée. Enfin, en général, il n’y a ni abcès miliaires ni suppuration. La séro-réaction de Bordet Wassermann et le traitement d'épreuve mixte intensif dans Îles cas abso- “ment douteux, achèveront de trancher le diagnostic.
Plus près de notre cas, sont les lésions que peut occa- sionner l’artérite Syphilitique oblitérante par suite des mu. tilations dues à la gangrène des extrémités. L'examen des lésions en activité, d’après ce que nous venons de dire, et la séro-réaction de Bordet-Wassermann négative ont permis de l’éliminer. |
Le tubercule anatomique peut parfois prendre l’aspect. du lupus scléreux dont il a le siège. En effet, cette affection survient principalement aux doigts où au dos de la main chez des médecins, étudiants en médecine, garçons d’amphithéâtre qui s’inoeulent lors d’autopsies ou de dissections de sujets tuberculeux. 4,
Après un début de forme très variable, la lésion s’ac eroît en se recouvrant de végétations papillaires et prend : l'aspect du papillome cormmé; généralement, elle reste d’assez faibles dimensions, variant dela surface d'une lentille à celle d’une pièce de un franc, et guérit spontanément après un plus ou moins grand nombre d'années. Mais parfois le fubercule anatomique s’accompagne d’une infection tuberculeuse lymphatique donnant lieu à des foyers d'infection secondaire, et même de généralisat'on tubereuleuse viscé-. rale mortelle chez des sujets prédisposés à la tubereulose.
Les commémoratifs, l’unicité et le peu d’étendue de la : lésion ,son aspect ulcéreux permettent de le distinguer du lupus scléreux. k |
Devons-nous distinguer de notre lupus seléreux la éuberculosé verruqueuse. de Rieht et Paltauff? Voici d’après l'analyse donnée par Merklen les grands caractères clinianes de cette dernière affection.
« Elle a pour siège habituel la face dorsale des mâins et des doigts, et les espaces interdigitaux. Elle revêt l'aspect de plaques dont les dimensions varient de celles d’un pois à celles d’uné pièce de eimq franes. Ces plaques sont arron-
dies ou ovalaires, ou bien cireinées et serpigineuses quand elles résultent de la confluence de plusieurs éléments primitifs. À l'état de complet développement un placard pre: sente : à
1° Une zone périphérique érythémateuse, qui disparaît sous la pression du doigt, et qui ne forme pas de saillie bien appréciable ; la peau y est lisse quelquefois brillante ; les orifices glandulaires y sont nettement distinets ;
2° Une deuxième zone plus interne au niveau de laquelle on remarque de petites pustules superficielles ou ‘bien des croûtelles arrondies et des squames, vestiges des pustules ; la peau y est d’un brun livide et reste jaunâtre sous la pression du doigt: elle est légèrement infiltrée ;
3° Une troisième zone plus centrale encore, formant une saillie de deux à cinq millimètres, au-dessus du niveau des téguments, cäractérisée par un aspect irrégulier, hérissée de saïllies papillomateuses d'autant plus accentuées que l’on se rapproche davantage du centre; ces sàillies sont recouvertes de croûtes adhérentes d’épiderme corné. Dans l'intervalle de ces papüllomes, se voient des fissures, des rhagades, des petits abicès intradermiques, de telle sorte que par la pression, on peut “pire sourdre des gouttelettes de pus.
Au bout d’un certain temps, l'affection rétrocède; les saillies verruqueuses s’affaissent, tendent à disparaître ; il se produit une cicatrice squameuse, mince, superfeïelle, avant un aspect criblé ou réticulé sur fond violacé. »
Si l’on compare cette description avec celle que nous avons donnée du lupus scléreux, on voit que, eliniquement, ces deux affectons sont presque identiques. Hles ont la même pathogénie; les lésions ont une prédominance aux mêmes sièges, un même genre papillomateux et corné, ane même évolution locale: processus de guérison par sclérose