TRAITEMENT
Le lupus scléreux étant, ume lésion due à la colonisation du bacille de Koch dans le derme, il est logique de songer à en obtenir la guérison en modifiant le terrain par une médication interne. S :
Les préparations les plus efficaces et le plus communéme employées sont: Fe |
* L'huile de foie de morue à très haute dose, po le ra de choix ;
2° Les arsenicaux organiques où minéraux ;
3° Les iodiques: sirop iodotanique, peptonoïdes, sirop de raifort iodé, teintude d’iode dans du lait:
4° Les antibacillaires: acide phénique, créosote, gaïacol ; la tuberculine a donné entre les mains de Darier, des améliorations considérables et presque des quasi-guérisons ; les injections de calomel dans quelques cas, diminuent considérabement l’infiltration lupique. |
Enfin, on s'attachera surtout à modifier l'état général par tous les moyens usités en pareil cas.
Ces diverses médications sont le plus souvent impuissantes à donner un: résultat vraiment curatif et aetuellement c’est aux moyens externes qu’on a toujours recours : soit seuls soit combinés à une médication interne.
On peut diviser les méthodes externes en trois groupes :
méthodes sanglantes, méthodes non sanglantes, méthodes
électriques. :
Parmi les méthodes sanglantes, l’ablation chirurgicale de la lésion, avec autoplastie consécutive, est de beaucoup la méthode de choix, toutes les fois qu'elle est possible.
Le raclage à la curette seul ou combiné avec l'emploi des caustiques, après anesthésie locale ou générale, donne d'excellents résuitats; mais le plus souvent, il laisse une cicatrice irrégulière, très apparente, d’où fort désagréable sur les régions découvertes.
Les searifications linéaires quadrillées suivies de pulvérisations antiseptiques et d'applications d'emplâtre de Vigo dès que l'état de la peau le permet, donnent de merveilleux résultats comme cicatrice. Les malades mettent plus de temps à guérir, mais les téguments lésés sont restitués ad integrum. C’est donc la méthode de choix pour le lupus de la face. ù
Parmi les méthodes non sanglantes, la cautérisation ignée donne de bons résultats. Elle a l’avantage de ne pas exposer aux généralisations secondaires opératoires, mais elle constitue toujours un traitement fort long.
Les caustiques chimiques ont été beaucoup employés. Le grand nombre des préparations préconisées est déjà une
preuve de l’inconstance des résultats. La méthode consiste
à détruire le tissu morbide ou l’agent infectieux, tout en respectant les tissus sains. Citons parmi les caustiques les plus employés: l'arsenic, les iodiques, le nitrate d’ar-
gent, l'acide pyrogallique, l'acide salicylique et créosote,
l’acide lactique, la résorcine, le naphtol camphré, les mer. euriaux particulièrement le calomel, le permanganate de potasse en poudre ou en solution. C’est ce dernier procédé qui a été employé pour notre malade.
Rs (LE Enfin, les méthodes électriques sont à l'heure actuelle assez en honneur. Ce sont: l'électrolyse, la haute fréquence, les rayons Finsen et la radiothérapie. Elles ne donnent guère de résultats que dans les cas de lupus superficiels et nécessitent en outre des appareils coûteux et un opérateur Spécialement éduqué.
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