‹ Sur un Cas de Luxation de la Cinquième Vertèbre Cervicale Avec Section de la Moelle à Ce NiveauChapitre 6 sur 21 · LÉSIONS DES VERTÈBRES · texte numérisé non relu

LÉSIONS DES VERTÈBRES

En étudiant les dispositions anatomiques signalées par les auteurs dans les autopsies de luxations cervicales, on voit que trois variétés principales ont été observées :

Le Pn ce

a) Dans une première, le déplacement à lieu directement en avant et en bas, la vertèbre supérieure glissant d'arrière en avant sur le plan incliné que lui offre l'inférieure.

b) Dans une deuxième variété, extrêmement rare puisqu'on n'en a observé qu'un eas (observation de Stanley}, la vertèbre supérieure glisse en arrière de Finférieure.

c) Enfin, dans une troisième variété, tandis que le

corps vertébral semble avoir subi une lorsion avec pro-

jecuon hors de la ligne du rachis, l'une des apophyses articulaires inférieures se porte en avant de l'articulaire supérieure de la vertèbre sous-jacente et s'accroche au devant d'elle après l'avoir dépassée.

Pouvons-nous ranger notre luxalion dans une de ces trois variétés ? Nous ne le pensons pas ; tout au plus se rapproche-t-elle de la troisième:

En effet, qu'avons-nous trouvé à l'autopsie ? D'un côté, des désordres médullaires extrêmement graves, puisque la moelle était réduite en bouillie; de l’autre, un canal rachidien à calibre normal; la cinquième et la sixième cervicales, dans leurs rapports normaux, présentent simplement entre elles. par suite de la rupture des ligaments, une mobilité exagérée. Que conclure devant ces deux faits, "sinon qu'il ya eu véritablement luxation unilatérale en avant dela cinquième cervicale : son apophyse articulaire inférieure gauche a perdu tout rapport avec sa congénère supérieure de la sixième; le corps vertébral à pivoté de gauche à droite sur son axe verlical, après s'être séparé de son fibro-cartilage. D'où intrusion violente de la vertèbre dans le canal rachidien ; mais cette intrusion n’a été que temporaire, eb après avoir commis dans ce

canal des dégàts irréparables, la vertèbre déplacée esl

Eros pour ainsi dire « rentrée dans ses cantonnements » ; la Juxation s’est réduite, et cette réduction à été spontanée.

Dans la majorité des cas, le disque intervertébral est rompu ; quelquefois il est réduit en bouillie et a complètement disparu ; quelquefois au contraire, il est arraché d’une de ses surfaces d'insertion, et on le retrouve tout entier adhérent à la surface opposée; dans ce cas, celleci est presque loujours l’inférieure

Les ligaments jaunes et surépineux, les ligaments et les petits muscles interépineux sont également rompus, les grands ligaments communs antérieur et postérieur euxmêmes ontété dans notre cas déchirés.

Rappelons que nous avons trouvé la capsule articulaire droite intacte, mais lâche et tiraillée ; la gauche complètement rompue ; quant aux facettes articulaires, on voil que nous avons trouvé la facette supérieure gauche de la 5° vertèbre écornée sur tout son bord postéro-inférieur ; au lieu d’être tranchant, ce bord est mousse et arrondi ; et si on compare celte surface articulaire avec la même à droite, on voit facilement que le quart inférieur de cette surface a cédé, après avoir été soumis à une forte pression ; nous verrons plus loin l'importance que nous altachons à cette lésion, minime au premier abord. Nous passons sur l’arrachement parcellaire des bords des lames de nos deux vertèbres.

Enfin, ilest clair que dans le déplacement d'une apophyse transverse, le trou de conjugaison doit forcément subir certaines modifications. Richet, dans sa thèse de concours, cite une observation de luxation de la 6: cervicale sur la 7°, dans laquelle il a trouvé le trou de conjugaison, non plus arrondi, mais allongé, retréei en forme d'S ; modifications importantes, lorsqu'on se rappelle que c’est par ces trous que s'engagent les nerfs cervicaux.

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