LÉSIONS DES PARTIES MOLLES PÉRI-V ERTÉBRALES
Les deux faits dominants dans ces lésions péri-vertébrales sont : l'infiltration sanguine et les désordres musculaires, surtout dans les couches profondes. Ces muscles sont contusionnés ; les plus petits sont dilacérés ; tous sont infiltrés, et leurs fibres comme dissociées par des caillots sanguins plus ou moins volumineux. Il en est de même du tissu cellulaire sous-cutané : et c'est un fait quasi constant, d’après les observations des auteurs, de trouver de chaque côté de la colonne cervicale des dépôts sanguins, parfois considérables.
Plusieurs conclusions se dégagent naturellement de ce court exposé anatomo-pathologique : la nécessité, pour expliquer d'aussi graves désordres, d’un traumatisme particulièrement violent ; la difficulté de poser un diagnostic précis des lésions ; l'extrême sévérité da pronostie. Mais le faitle plus importantest, sans contredit, le contraste qui existe entre l'importance des dégâts médullaires et la minime gravilé des lésions osseuses. IT faut, pour expliquer les premières, admettre forcément l'existence à un moment donné de l'accident, d'un déplacement et d’un déplacement considérable ; mais nous avons trouvé à l'autopsie, les segments vertébraux parfaitement en place.
Quand donc et comment s’est effectué ce déplacement ? Comment concilier ces deux faits en si parfaite contradietion. est ce que nous allons étudier dans le chapitre
suivant.
AD Te