CONCLUSIONS
I. — Le diagnostic des névromes malins est souveut très difficile. Le plus souvent, les symptômes forment un ensemble clinique permettant d'affirmer l'existence d’une tumeur développée aux dépens d’un nerf, mais la véritable nature de cette tumeur ne peut être décelée que par l'examen histologique.
IT. — Le névrome malin peut se présenter sous deux aspects anatomo-pathologiques distincts. Une première variété comprend le sarcome des nerfs avec ses diverses formes (sarcomes globo-cellulaires et fuso-cellulaires, sarcomes encéphaliques et sarcomes télangiectasiques). La deuxième variété consiste dans une tumeur développée aux dépens des cellules de la gaine de Schwann, lesquelles caractérisent anatomiquement la fibre nerveuse. L'allure clinique de ces tumeurs rappelle en tous points celle du sarcome : elles sont capables comme lui de se généraliser avec une grande malignité et de récidiver plusieurs fois.
III. — Le pronostic des névromes malins est sévère. Ils nécessitent une intervention chirurgicale précoce. La récidive est toujours à redouter. Ils peuvent se propager de proche en proche, gagner le plexus brachial et envahir la moelle. Les douleurs violentes qu'ils déterminent parfois, entraînent vite la déchéance générale de l'organisme et la mort.
IV. — Le seul traitement à leur opposer est l'intervention chirurgicale précoce. On tentera la dissection minutieuse de la tumeur, soit sous forme d’énucléation si elle est centrale, soit sous forme de dénudation du nerf, si elle est périphérique. Si ces moyens échouent, on fera la section du nerf audessus et au-dessous du névrome et l’on suturera les deux extrémités pour rétablir la continuité nerveuse. Cette section n'entraine pas fatalement des troubles fonctionnels. Outre la régénération nerveuse qui se fait normalement dans un délai de trois à six mois, il s'établit des suppléances motrices et sensitives qui assurent le bon fonctionnement du membre.
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