‹ Sur un cas de paludisme et son traitement (volume 2)Chapitre 13 sur 18 · LE OR EE · texte numérisé non relu

LE OR EE

Le paludisme possède son traitement spécifique, les sels de quinine.

Depuis l’antiquité jusqu’au XVII° siècle, on traitait les fièvres paludéennes par diverses pratiques, variables suivant les pays. C’est ainsi que les Arabes frappaient la région splénique avec un morceau de fer, les Perses avec un sabre et on récitait en même temps quelques versets du Coran.

En 1640, la Comtesse d’El Cinchon, femme du vice-roi du Pérou, fit connaître en Europe les vertus de la poudre de quinquina; mais le remède resta longtemps entre les mains des Jésuites sous le nom de poudre des Jésuites.

En 1679, Louis XIV, atteint de fièvre intermitente rebelle et guéri par un empirique anglais du nom de Talbot, au moyen de la teinture vineuse de quinquina, acheta le secret. À partir de ce moment, on administra la poudre de quinquina dans le traitement des fièvres palustres.

En 1820, Caventon et Pelletier réussirent à isoler la quinine, qui remplaça peu à peu la poudre de quinquina.

La quinine est un alcaloïde. C’est une base organique capable, comme ies bases minérales, de former des sels en se combinant avec les acides. Ce sont ces sels qui sont employés en thérapeutique car la quinine proprement dite est pratiquement insoluble.

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