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coloré en bleu foncé, contenant un caryosome rose pâle et presque tout le pigment mélanique; 2° une partie fertile d'aspect alvéolaire, renfermant peu de pigment mais contenant ure bande fortement colorée qui se fragmente ensuite en petits caryosomes.
Ces caryosomes donnent naissance ensuite à autant de jeunes shizondes.
Cette découverte de Schaudinn fut confirmée, en 1907, par Van der Hilst, Karrewy. En 1908, Bluml et Merz ont apporté une nouvelle contribution à cette importante question. Ils ont constaté, chez cinq malades atteints de fièvre tierce, l'existence de nombreux macrogamites en parthénogenèse et cela même en pleine période fébrile, alors que la température était à 40 degrés.
Ce fait est d’une grande importance, car il permet d'expliquer les récidives du paludisme, L’hématozoaire se conserverait donc dans le corps de l’homme, probablement dans la rate, à l’état de gamites, puis à un moment donné (quelquefois plusieurs années après l’infection primitive) le macrogamite, sans fécondation préalable et par simple parthénogenèse, donne naissance à une génération de shizontes qui provoquent de nouveaux accès aigus.
Cette latence n’est pas particulière au paludisme. Il existe dans beaucoup d’autres affections parasitaires et microbiennes et rappelle un état particulier de l’organisme que Verneuil a appelé le microbisme latent.
L’amibiase et la syphilis revêtent la même allure clinique, elles sont essentiellement chroniques et sujettes de temps en temps à des poussées aigues. Pendant de longues
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années les spirochates ne peuvent donner lieu a aucun symptôme extérieur appréciable cliniquement et révéler tout à coup leur présence par un accident que rien ne faisait prévoir, ou provoquer des lésions sournoises et progressives. Combien voyons-nous d'individus présenter à un âge avancé des lésions tertiaires, gommes, arterites, angine de poitrine, ulcère, ayant méconnu toute leur vie leur affection.
D'autre part, Calmette a dit « les pétuberculeux sont des tuberculeux en fait ». Et l’on admet maintenant que la majorité des individus contractent la tuberculose au début de leur existence.
L'inoculation se fait au niveau de la lame antérieure d’un lobe pulmonaire et les lésions peuvent en rester là, la latence microbienne persiste toute la vie.
Ou bien les bacilles envahissent les ganglions, peuvent y rester cantonnés plus ou moins longtemps, l’évolution s’arrêtant là ou provoquant des septicemies, des infections des différents organes, pouvant elles-mêmes évoluer vers la mort ou la chronicite.
Les bacilloses viscérales de l’adulte ne sont que des réveils de l'infection primitive provoqués par différents facteurs. La latence aura pu durer ainsi cinquante ans.
Pasteur et Trabezmikoff ont fait une démonstration expérimentale de cette latence. Ils injectent dans le système circulatoire de la poule des spores charbonneuses ; celle-ci se portera bien pendant quatre à six mois, mais dès qu’elle est soumise au refroidissement, elle contractera
le charbon.