‹ Sur un cas de paludisme et son traitement (volume 2)Chapitre 9 sur 18 · QUE ER · texte numérisé non relu

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L'examen du tube digestif ne révèle donc aueun signe radiologique d’uleus gastrique ni duodénal, ce qui retient l'attention, c’est l’hypertrophie du foie et surtout celle de la rate.

D’ailleurs les autres appareils ne présentent pas de

manifestations pathologiques à l’examen clinique. La rate

est dure et hypertrophiée, on la sent très nettement dans l’hypochondre gauche et le foie déborde de deux travers de doigt le rebord costal droit. L’épigastre est sensible à la pression, la langue légèrement empâtée.

L'appareil cireulatoire et respiratoire, ainsi que le système nerveux, ne présentent aucun signe anormal.

L’ascension thermique, qui avait atteint 39° le dimanche dans la soirée (elle n’avait d’ailleurs pas été prise auparavant), reste normale le lundi, mais remonte à 39° le mardi matin.

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Les accès fébriles se font donc très nettement tous les deux jours, concordant avec la reprise des accidents gastriques. Une détente se produisant les jours intermédiaires, le samedi et le lundi. *

Ces signes généraux, accompagnés d’une forte splenomégalie, ont mis tout de suite sur la voie du diagnostic.

On pratique un examen de sang qui permet de constater dans les globules rouges la présence de l’hematozoaire de Laveran.

Ce malade est donc atteint d’un accès de fièvre paludéenne à type tierce bénigne due au Plasmodium Vivax.

Le traitement employé chez ce malade a été naturellement le traitement quinique, mais l'importance des vomissements contre-indiquaient l'emploi de la quinine par la voie buccale, tout au moins au début. Le mardi matin, on injecte une ampoule de quinoforme qui suffira à arrêter les vomissements. À partir de ce moment et pendant douze jours, on donne au malade deux grammes de chlorhydrate de quinine per os et on lui injecte pendant le même temps dix centigrammes de cacodylate de soude.

Le début du traitement a marqué la fin de tous les accidents fébriles et gastriques et le malade sort de l’hôpital en parfait état de santé.

Ce qui frappe dans ce cas clinique, c’est l’évolution latente de l'affection et l’importance des troubles digestifs; le malade présentant un syndrôme d’embarras gastrique fébrile ayant pu faire penser à un ulcus gastrique.

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