‹ Sur un cas de patellectomieChapitre 12 sur 46 · LATE · texte numérisé non relu

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une absence congénitale des deux rotules. La fille eut deux fils qui eurent des rotules normales, pas d'autre malformation congénitale sauf, chez tous les trois, une absence de l’ongle du gros orteil. Le tendon du quadriceps bien développé s’insère sur un tibia normal. Les mouvements ne sont pas troublés, l’état fonctionnel est bon. À noter cependant une fatigue facile de l’articulation.

Vuth, dans Arch. für Klinik-Chirurgie, rapporte, en 1902, l'observation d’un homme de trente-cinq ans chez qui il a constaté une absence héréditaire des deux rotules. Cette hérédité ne se rencontre que chez les hommes. Le grand-père, le père et trois frères présentent cette malformation. Une fille a les deux rotules normales, elle n’a pas de descendant masculin. Le sujet de l’observation est bien musclé. L’articulation du genou est aplatie en avant. Cependant, au-dessous de ce méplat, la tubérosité tibiale fait une assez forte saillie qui pourrait être prise pour une rotule à un exament superficiel. Les deux condyles sont très développés et, entre les deux, passe tout droit le tendon quadricipital d'aspect normal. Les mouvements du genou s'effectuent normalement tant pour l'extension que pour la flexion. Le sujet est un cavalier passionné qui prend part aux courses et s’adonne à tous les sports.

Tiré du même travail, un cas de Otto Heine, non moins intéressant que le précédent et publié dans le Berliner Klinische Wochenschrift en 1904. Le sujet a trente-quatre ans. Îl a une absence héréditaire des rotules. Son père n’en avait pas et fut militaire pen-

dant 12 ans. Sa sœur présente la même malformation

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