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sur sa seule jambe cpêérée, l’autre étant maintenue
ro
horizontalement dans un bel effort athlétique. Nous avons pu constater nous-même ce léger déficit. Encore ce déficit ne se manifeste-t-il pas dans la position de flexion extrême: l’érotulé amorce le mouvement, défléchit sa cuisse sur la jambe de quelque 20°, aidé sans doute par le mouvement de bascule que fait la
jambe indemne en s’abaissant de l'horizontale vers
le sol. Au delà, le mouvement est impossible et le sujet retombe sur son talon, alors que le même exercice fait sur la jambe non accidentée paraît d’une belle facilité. Dans une autre épreuve, qui consistait à monter sur une chaise, sans appui, sans élan, d’un seul pied, nous avons vu M. H... exécuter ce mouvement
avec beaucoup plus de difficulté sur la jambe opérée.
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Nous devons faire observer que, lorsque nous dressons le bilan de ces divers déficits fonctionnels, nous nous référons à des actes qu’on n’accomplit pas dans la vie courante et qui sont réservés aux athlètes. Faire des prouesses à skis, sauter des obstacles, danser sur les pointes, se relever de la position accrouplie sur une séule jambe et sans appui, autant d'exercices qui dépassent les possibilités de la plupart des « rotulés » (qu’on nous permette ce néologisme). C'est là un point capital. Si, par une opération simple, on a rendu à un blessé, en un délai abrégé, avec la certitude que donne une opération aseptique et habilement conduite, la possibilité de mener une vie normale, sans douleur et sans fatigue pour le genou opéré, aussi facile qu'auparavant, qui pourrait nier qu’on lui a rendu le meilleur des services ? Les tentatives de restauration de la rotule fracturée ne sont pas exemptes d’aléas : douleurs persistantes dans le genou, possibilité d’arthrite, fracture itérative, rupture du matériel de suture et migration des fragments dans l’articulation, ne sont pas des incidents rares.
Or. nous objectera peut-être que les succès de la patellectomie sont trop récents pour nous permettre d'affirmer qu'à l'usace, on ne lui trouvera pas des inconvénients qui ont échappé tout d’abord. Ses échecs ou ses demi-succès passés donnent du poids à cette objection. Il n’en est pas moins vrai que l’excellence indéniable des résultats que nous présentons, permet de fonder les meilleurs espoirs sur cette opération simple et doit inciter les chirurgiens à la pra-
tiquer avec moins d’appréhension et plus de confiance