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communication. Ils paraissent ne pas avoir été très bons puisque M. le Professeur Tavernier qui intervient dans la discussion, reproche à l'opérateur d’avoir pratiqué la patellectomie sans biopsie préalable qui aurait montré qu’un simple curettage osseux pouvait amener la guérison, et ajoute : « Le résultat orthopédique aurait été meilleur ».
Le traitement classique de cette variété de tumeur est bien en effet le curettage, et il amène, à la rotule comme ailleurs, une guérison définitive à moindres frais, à condition d’être assez étendu et d’enlever tout le tissu tumoral pour mettre à l'abri de la récidive. King et Town nous rapportent s'être trouvés dans l’obligation de réintervenir pour récidive dans un cas de tumeur à myéloplaxes. Nous allons rappeler deux observations, dont l’une nous montrera que le curettage dans les conditions spéciales de la tumeur à traiter, aurait été insuffisant, et l’autre que l’ablation de l'os envahi par le néoplasme, a été suivie d’une guérison parfaite.
La première est d’Abadie (d'Oran), qui la présente à la Société de Chirurgie en février 1928. Le cas paraît avoir posé à ce praticien un gros problème diagnostique. Sa malade, âgée de trente et un ans, présente une tumeur de dix centimètres de diamètre environ avec des foyers de ramollissement. Les mouvements du genou ne sont pas gênés. B. W. négatif. La radiographie montre un élargissement énorme de la rotule, une inégalité très nette de densité du tissu osseux et l'effondrement de la coque osseuse en avant seulement.
Incertain de son diagnostic, Abadie intervient en
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mars |©27, il vide la rotule, « qui est creusée, jusqu’à la coque et constate qu'il ne reste plus en arrière qu’une mince lame de cartilage, si mince qu’elle est déjà fendue en plusieurs points ». La plaie est refermée sur une mèche en attendant le diagnostic histologique. Trois jours après, réintervention au cours de laquelle est pratiquée « l’ablation de la rotule au plus près : elle s'impose en raison de la dénudation complète, de l’amincissement, de la fracture même du cartilage postérieur ». Le comblement de la brèche paraît avoir été assez laborieux.
Les suites ont été compliquées du sphacèle d'une partie des téguments, mais la cicatrisation secondaire s'est bien effectuée.
Un an après, « la malade est parfaitement guérie, la flexion du genou atteint 90°, la marche est donc aisée ).
La deuxième observation, publiée dans Minerva Medica en mai 1928, est de Giordana. Il s’agit d’une malade de vingt ans, chez qui une tumeur du genou est survenue, à la suite, dit l’auteur, d’un traumatisme violent survenu quelques mois auparavant, et ayant empêché la blessée de se livrer à ses occupations ordinaires pendant une dizaine de jours. Cette tumeur n'apporte pas de troubles notables. La jeune fille, une paysanne, a des muscles bien développés et un pannicule adipeux abondant.
L'examen montre manifestement que la tumeur, de consistance dure et uniforme, est localisée à la rotule qui est doublée de volume.
Wassermann négatif, comme l’intradermo-réaction.
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À la radiographie, la rotule, dont la corticale est
intacte, apparaît d'aspect kystique.
Elle est enlevée en août 1926 largement, et la brèche est comblée suivant le procédé de Murphy par des lambeaux taillés dans le tendon et les aponévroses
du quadriceps.
Les résultats furent excellents, tant au point de vue tumoral qu’au point de vue fonctionnel. Ils ont été contrôlés deux ans après l'opération. Trente jours après l'opération déjà, la malade était retournée à ses habituelles occupations. Quand elle est revue, elle affirme n'éprouver aucune difficulté à marcher en terrain accidenté, ni à monter ou à descendre des escaliers. Elle ne ressent aucune diminution de sa forcé musculaire. À l'examen, on constate que les mouvements du genou
sont absolument intacts.
Il est intéressant de rapprocher ces deux cas. Dans le premier, on a une tumeur tellement développée que, par sa masse même, elle crée des désordres articulaires et qu'elle doit être enlevée avec l’os qui la supporte. Dans le deuxième, la tumeur à ses débuts est enlevée d’un bloc avec la rotule et l'opération n’est suivie d'aucun trouble fonctionnel. Ne pouvons-nous pas conclure que la patellectomie pourrait être appliquée avec fruit au traitement de tous les cas de tumeur à myéloplaxes de la rotule, à quelque stade de son évolution que soit le néoplasme ? Dans le premier cas de tumeur volumineuse, l’éxérèse a été suivie d’un rétablissement fonctionnel suffisant, dans le deuxième
cas de tumeur à son début, l’ablation de la rotule