A) AU POINT DE VUE ANATOMO-CLINIQUE
1° Les lésions doivent être assez localisées. Une infiltration discrète, péri-cavitaire, n’est pas prohibitive, mais des lésions ulcéro-caséeuses étendues et denses contre-indiquent tout à fait l’opération.
2° Les lésions apicales et sous-apicales seules peuvent être traitées. La 6°, à la rigueur la 7° côte en
ARRET" et
arrière, semblent marquer actuellement la limite inférieure raisonnable des lésions à collaber. Mais notre observation montre que, dans les cas exceptionnels, on peut descendre encore plus bas. Le décollement ordinaire ne descend guère effectivement en dessous de la 8 côte en arrière, de la 2% en avant (on a vu ci-dessus les possibilités techniques d’apicolyse, selon qu’on emploie la voie antérieure ou la voie postérieure).
3° Les cavernes petites et centrales constituent la meilleure indication. C’est pour de telles lésions que la méthode donne ses plus beaux succès, ces améliorations très rapides et comparubles à celles des meilleurs P.A.I. Des cavernes centro-postérieures, centro-antérieures, des lésions de l’angle cleido-costal peuvent être opérées, mais non les lésions nettement sous-corticales.
On ne saurait trop insister sur l’importance de la localisation en profondeur des lésions tubefculeuses. La radioscopie soigneuse, les radiographies en oblique sont indispensables et l’on obtient enfin des renseignements importants par la tomographie.