‹ Sur un cas de pneumothorax extra-pleural en deux temps datant de cinq ansChapitre 12 sur 20 · B) AU POINT DE VUE CLINIQUE · texte numérisé non relu

B) AU POINT DE VUE CLINIQUE

1° L'âge. — Les lésions récentes répondent évidemment mieux que les autres. Elles se ferment vite et complètement. Mais on a vu, contre toute espérance, des cavernes datant de trois ou quatre ans se collaber complètement et vite par le P.A.E. Dans les lésions récentes et malgré le succès opératoire, le pronostic

Op

à longue échéance reste longtemps réservé. Il n’en est pas autrement dans le P.A.I, le potentiel évolutif de toute lésion à son début est inconnu.

2° L'évolution. — Les cas publiés concernaient jusqu’à maintenant surtout des formes peu évolutives ou torpides. Dans ces cas les suites opératoires sont presque toujours simples et apyrétiques. Mais on a aussi opéré quelques lésions en pleine évolution, chez des malades présentant néanmoins une bonne résistance. Bien que les suites opératoires aient été quelquefois un peu mouvementées, il est apparu que le P.A.E. était une opération précieuse dans de tels cas; sans doute, les lésions aiguës, graves, très évolutives, ne sont-elles pas justiciables du P.A.E. (Elles répondent d’ailleurs bien mal au P.A.I) Mais entre les formes galopantes, qui sont au-dessus de toute ressource thérapeutique, et les formes torpides, chroniques, accessibles à la thoracoplastie, il existe l’innombrable série des cas modérément évolutifs, mal stabilisés (donc dangereux pour la thoracoplastie) qui conservent un assez bon état général, une résistance organique satisfaisante. De telles lésions sont hautement justiciables du P. A.I. quand les plèvres ne sont pas symphysées. On attendait, autrefois, leur complète stabilisation pour faire la thoracoplastie. Actuellement on pense tout de suite au P.A.E. : En somme, pour la première fois, la chirurgie dispose (phrénicectomie mise à part) d’une opération «à chaud », la thoracoplastie restant le type de l’opération « à froid ».

Ne

3° Le P.A.E. peut être employé chez l'enfant.

4 Chez la femme enceinte, lorsqu'il faut agir vite et d’une façon aussi peu choquante que possible, le P.A.E. est indiqué.

5° On peut le faire dans des formes bilatérales en raison du traumatisme opératoire minime. SCHMIDT a fait un certain nombre de P. A.E,. bilatéraux avec succès.

6° Certaines lésions de la base pourront être traitées par décollement localisé électif.

7° Le P.A.E. peut être créé en deux fois. — Dans un premier temps on fait une petite poche apicale. Dans un deuxième temps, 12 à 15 jours après, on achève le décollement de la base du poumon par résection de la 6° côte. C’est à cette indication que répond notre observation.

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