INFLUENCE LOCALE DU MATÉRIEL DE BLOCAGE
En premier lieu : une réaction liquidienne provoquée. Elle est presque constante, elle est précoce : quarante-huit heures après la première injection, elle se traduit parfois par un petit crochet thermique. On la découvre en la cherchant systématiquement à la radioscopie.
Les jours suivants, la ponction ramène 50 à 150 cc. d’un. liquide citrin, parfois riche en éosinophiles.
Cette réaction est celle que provoque tout corps étranger au contact de la plèvre.
Dans certains cas, il s’agit d’une réaction d’intolérance, s’accompagnant d’une véritable exsudation, avec fièvre et troubles digestifs.
C’est pourquoi il est nécessaire d’éprouver la susceptibilité du malade en faisant des petites injections répétées d’huile.
La réaction liquidienne autonome se différencie des autres, car elle est tardive. Elle évolue à bas bruit, entraînant à la longue une sensation de pesanteur, Par son abondance, théoriquement, elle serait dangereuse, car elle pourrait entraîner une perforation. En réalité, étant donné qu’au début il s’agit plus d’un oléopneumothorax que d’un oléothorax, elle est facilement décelable. Plus tard, lorsque le blocage complet est réalisé, l'interprétation de l’image radioscopique est plus difficile. Et ce sont la ponction au point déclive et la mesure de la pression qui font le diagnostic,
Une autre éventualité est possible, c’est la saponification. L'huile peut s’émulsionner et se troubler,
2e er
Cette saponification serait due, comme dans le P.A.X, à la réaction inflammatoire de la paroi qui provoque une leucocytose abondante et libère des lipases, entraînant la saponification. On sait que ce sont surtout les lymphocytes et les mononucléaires qui contiennent des lipases.
Cliniquement, la saponification de l'huile se traduit par des phénomènes d’intolérance : fièvre, douleurs thoraciques, malaise général, amaïigrissement.
Dans ces cas, il suffit d’évacuer l’huile et de laver soigneusement la poche au sérum pour voir régresser les signes cliniques. SCHMIDT recommande de reprendre plus tard le blocage avec une huile différente.
Cet auteur admet que la saponification entraîne un épanchement puriforme aseptique dans 2 % des cas. Pourtant, chez un de nos malades, nous avions pu retirer de'‘l’huile émulsionnée qui a tuberculisé le
cobaye,