EVOLUTION DU MATÉRIEL DE BLOCAGE
MM. Biner et VERNE ont montré en 1925, par des microphotographies, que le lipiodol injecté dans les plèvres est absorbé par le parenchyme pulmonaire.
On le retrouve, en effet, dans les alvéoles et dans les bronches.
MM. Noël FIESsINGR et A. LEMAIRE ont étudié en 1926 les coupes histologiques de deux sujets tuberculeux auxquels on avait injecté du lipiodol dans la cavité pleurale peu de temps avant la mort, Ils ont constaté que le lipiodol est absorbé par les lymphatiques sous-pleuraux où il se collectait sous la forme de vacuoles graisseuses.
Chez un malade de LARDENNOIS et Olivier Monop, porteur d’un P.A.E., les auteurs avaient injecté 20 cc. de lipiodol : le décès était survenu un mois après, par septicémie à streptocoques hémolytiques. Les coupes histologiques de la paroi examinées par le docteur DELARUE ont montré de véritables logettes, toutes revêtues d’une bordure continue pseudo-épithéliale, et de volumineux microphages dont le cytoplasme spumeux était évidemment chargé de corps gras.
Par conséquent, l'huile injectée dans une cavité extra-pleurale enflammée ou non peut être absorbée aussi bien par le poumon que par la paroi de la cavité.
C’est parce que l'huile est absorbée par le poumon qu'il faut prêter une grande attention à la nature et à la proportion des produits qui lui sont ajoutés.
C’est parce que l'huile est absorbée par la paroi et le poumon qu’il faut entretenir l’oléothorax, au moins pendant la première année.
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