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Les résultats éloignés de P.A.E. (1) n’ont pas encore provoqué de publications nombreuses. Nous croyons celui qui fait l’objet de notre thèse exceptionnel, sinon unique, par le procédé opératoire particulier employé. Du moins n’en avors-nous pas relevé d’autre dans la littérature. II est vrai que les conditions actuelles ne permettent pas d’épuiser rigoureusement la bibliographie d’une question. Nous remercions MM. les docteurs THOYER et Olivier Monop de nous avoir permis d'utiliser cette intéressante observation.
Nous ne détaillerons pas les travaux qui ont paru sur le Pneumothorax extra-pleural.
Si l’idée originale est de TuFFIER, les premières applications en grand sont dues à NISsEN, GRAF et SCHMIDT.
En France, la question a été particulièrement étudiée par l'Ecole de Laënnec avec MM. MAURER, Olivier Monop, HAUTEFEUILLE, DREYFUS-LE FOYER, par l'Ecole de Beaujon avec MM. Robert Monop, ISELIN, par MM. BoNNIOT, AMEUILLE, SOUPAULT, FRUCHAUD.
Le premier travail d'ensemble est celui d’Olivier Moon, dans la Revue de la Tuberculose. La très belle thèse de GarcIA BENGOCHEA sur le P.A.E. celle de
(1) Pneumothorax artificiel extrapleural.
CHENEBAULT sur les apicolyses en général ont mis au point la question. Il reste à colliger des résultats éloignés. C’est une modeste contribution à ce travail que nous apportons aujourd’hui. ;
Au point de vue anatomique, on consultera sur la question le Traité d’Anatomie médico-chirurgical du Thorax de HOVELACQUE, les travaux de MM. Robert Moxop, MAuRER et Olivier Moxop. Le récent mémoire de M. PoricARD, d’une parfaite clarté et d’une rigueur convaincante, réalise l’accord des opinions si variées et si confuses qui ont été émises sur le fascia endo-
thoracique et les espaces clivables péripleuraux.
Voici d’abord l’observation qui servira de base à notre étude.
sur
PNEUMOTHORAX EXTRA-PLEURAL REALISE EN DEUX TEMPS POUR UNE LESION BASSE CHEZ UN MALADE FRAGILE GUERISON ACTUELLE
M. For... Noël, 30 ans (Docteurs THOYER, Olivier Moxop et GarCIA BENGOCHEA). Le début apparent de la tuberculose pulmonaire remonte à plusieurs années. En juin 1936, on constate l'existence de lésions apicales droites avec caverne située en face de la cinquième côte, et d’une infiltration apicale et moyenne gauche.
Plusieurs tentatives de P.A.D. restent infructueuses.
En décembre 1936, on crée ur P.A.G. car les lésions apicales gauches se sont excavées. Il est entretenu à —5.
En décembre 1937, la radiographie et les tomographies (docteur MAINGOT) montrent qu’il existe, à droite, une volumineuse caverne au niveau des cinquième et sixième côtes. Son équateur frontal est à 10 cm. du plan postérieur dorsal. Il existe une petite cavité sus-jacente, au niveau de la 4° côte et à 8 cm. du plan postérieur. On voit une rétraction pariétale légère et une attraction trachéo-médiastinale nette vers la droite. An gauche, on voit le pneumothorax
avec une bride supéro-externe. Le malade est apyrétique et ne crache que quatre à cinq fois par jour (expectoration constamment bacillifère). Mais il est très pâle, extrêmement maigre, constamment anhélant.