‹ Sur un cas de Tubercule du Cervelet opéréChapitre 10 sur 15 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

En comparant ce cas avec plusieurs autres dont

l'étude histologique a été faite au laboratoire de clinique des maladies nerveuses à la Salpétrière. il

semble bien que le tuberculome du cervelet constitue

— I RTS une forme anatomique spéciale des méningites tuberculeuses de l’étage postérieur.

Etant donné l'énorme développement des méninges cérébelleuses, s’intriquant avec des sillons interlobaires, interlobulaires, interlamellaires extrêmement nombreux et développés, une méningite localisée de l'étage postérieur a peu de tendance à diffuser. Elle aboutit rapidement à la formation de centres de caséification de plus en plus développés. Ce sont de véritables tubercules, primitivement méningés, qui refoulent devant eux l'écorce grise, mais en restent anatomiquement indépendants. Ce n'est qu'ultérieurement, et dans des cas très rares, que d'autres formations tuberculeuses envahissent l’écorce et le pédoncule.

Il faut donc retenir, comme conclusion anatomique et chirurgicale, l'indépendance primitive du tubercule cérébelleux. Alors qu'au niveau du cerveau, le tubercule est le plus souvent une forme circonscrite d'encéphalite tuberculeuse, dans le cervelet le tubercule est avant tout un nodule méningé pour lequel la question d'intervention se pose.

Mais il.existe, histologiquement, presque toujours une extension basilaire du processus méningé d’abord circonscrit. Et la terminaison fatale est trop souvent inévitable.

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Valeur de quelques moyens d' investigatior dans les cas de tumeurs du cervelet : Radiographie. Ponction lombaire. Epreuves de Barany

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Pour terminer cette étude que nous a suggérée un cas longuement analysé, nous voulons dire un ‘mot de l'emploi de deux moyens d'investigation qui, dans le cas présent, n’ont donné aucun renseignement

utile, mais qui sont souvent des adjuvants précieux :

Der: la radiographie et la ponction loitbaire.

$ La | Enfin, nous ne pouvons terminer ces notes sur les | tumeurs du cervelet sans indiquer les tendances actuelles du diagnostic différentiel avec les lésions labyrinthiques, en particulier par les méthodes de Barany.

RADIOGRAPIIE.

Simple ou stéréoscopique, elle peut donner des renseignement très précis.

Le]

1° Certaines tumeurs sont d'emblée décelées parce

3 qu'elles sont imperméables aux rayons X. Elles doi-

4 vent cette propriété au fait qu'elles contiennent des

É substances calcaires. Elles peuvent être opaques sur

3 | toute leur superficie, donnant lieu sur la plaque à É | une ombre homogène. Parfois, au contraire, le dépôt

5 calcaire n'existe que sur une portion de la tumeur.

is: derlide 24

Tel est le cas, par exemple, pour les tumeurs kysti-

ques congénitales situées au dessus de la selle turcique, et dans lesquelles le dépôt calcaire se fait uniquement dans la paroi. Aux rayons, elles donnent un aspect très particulier de coquille d'œuf, qu'il faut bien connaître.

Signalons, à ce sujet, une erreur à éviter : c’est de prendre pour une tumeur la glande pinéale, qui se calcifie parfois et donne lieu à une ombre assez mal limitée.

2° D'autres tumeurs, les endothéliomes, sont souvent d’un diagnostic facile. Elles se compliquent assez vile d'un envahissement de l'os. Elles apparais-

sent aux rayons comme un chou-fleur partant de la ta-

ble interne et plongeant dans la substance cérébrale. Leur volume est d'habitude bien plus grand que ne l'indique la radio. Il faut connaître ce détail pour ne pas se borner, au cours de l'intervention, à enlever la plaque osseuse et le pédicule de la tumeur. Celle-ci plonge dans le tissu cérébral mais en est séparée par un plan de clivage facile à trouver. C’est un type de tumeur énucléable.

3° Avec des radiographies fines, on peut constater

des signes de compression intracrânienne.

D'après Locke, on peut se rendre compte que les

sillons de l'artère méningée moyenne et de ses bran-

ches, sont plus profondément creusés. De plus, les

éminences mamillaires de la table interne sont atro-

phiées, puis disparaissent, ce qui donnerait à l’image un aspect vermoulu caractéristique.

En QT

Ces deux signes, sur lesquels insiste Locke, sont, à vrai dire, assez difficiles à percevoir pour des yeux moyennement exercés.

Par contre, en cas d'hydrocéphalie marquée, on peut voir assez nettement que les sutures crâniennes sont élargies. Ce symptôme est remarquable surtout chez l'enfant. Cependant on Fa constaté aussi chez l'adulte. Ces signes radiographiques n'existent qu’en cas de très grosse hypertension crànienne. Il y à des moyens plus simples de la déceler. | 4° La radiographie est particulièrement intéressante dans certaines tumeurs situées au-dessous de la tente du cervelet : ce sont les tumeurs à siège antérieur et comprimant le sinus sphénoïdal et la selle turcique.

Dans ce cas, il existe une déformation marquée de la selle, et l’on se méprendrait à première vue si l'on n'était averti. On croirait à une tumeur de la glande pituitaire. /

Celle déformation consiste en un affaissement de la selle en bas et en arrière, accompagné parfois d’un accroissement de dimensions.

Les déformations de la selle ne sont jamais aussi marquées que dans les tumeurs de la pituitaire. Et: surlout, les apophyses clinoïdes ne sont ici jamais modifiées, alors qu’elles le sont toujours dans les tumeurs de la pituitaire.

Dans ce dernier cas, la pression se fait de haut en bas, verticalement. Elle défonce la selle, l'évide plus profondément et l’élargit, lui donnant un aspect très

ce

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