PROTUBÉRANCE
La face antérieure du tronc cérébral est revêtue d’un gros épaississement méningé. On y reconnaît la réaction tuberculeuse habituelle : infiltration lymphoïde diffuse, petits points de caséification, formation de cellules géantes disséminées. Les vaisseaux;
branches du tronc basilaire, et le tronc basilaire lui-
même, sont entourés d’une gaine lymphoïde très dense, qui ne respecte souvent même pas la mésartère. É :
Le tronc du trijumeau, à son émergence, montre des fascicules dissociés par des traînées lymphoïdes très épaisses. Les gaines myéliniques du trijumeau présentent des altérations variées : aspect moniliforme, bulles de désintégration, atrophie simple.
Une périvascularite intense accompagne les artères qui pénètrent dans le pied de la protubérance.
Les faisceaux pyramidaux ne sont ni atrophiés ni comprimés. |
La calotte protubérantielle ne montre pas d’altérations importantes, à part quelques infiltrats périvasculaires et une prolifération irrégulière de l’épendy-
Fig. IV. La pièce nécropsique
PAST Ne F-
. . \ | . 4 4 me, aboutissant, en un point, à la formation d'un
véritable follicule tuberculeux élémentaire épendy-
maire.
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PÉ DONCULES | CÉRÉBELLEUX MOYENS.
ax PRESS
Le pédoncule. gauche présente une densité myélinique normale. Îl-existe cependant un point de dé-
sintégration -myélinique très restreint, d’un demi-
millimètre de diamètre, situé un peu en dedans de l'entrée du trijumeau correspondant.
Le pédoncule droit est très diminué de volume, extrêmement pâle. Sa partie antérieure est détruite par un ramollissement (corps granuleux perdu dans un réseau névroglique).
Dans la moitié postérieure, seule restante, jusqu’à l’'épendyme, les fibres myéliniques sont pâles, en dégénération fragmentaire et prennent, après coloration, suivant la technique de Nageotte, un aspect poreux dû à la confluence de nombreux corps granuleux chargés d'éléments cellulaires Heniques en
dégénérescence granulo-graiseuse.
Le vermis est entièrement détruit.
Hémisphère gauche.
I existe une méningite diffuse, à caractères nette-
ment tuberculeux, pénétrant au fond des moindres sillons interlamellaires.
ee
par des éléments Ilymphoïdes assez disséminés, et se
La couche moléculaire présente peu d’altération dans son ensemble.
- La couche des grains, au contraire, a une tendance
iarquée à se raréfier d’abord, pour disparaître complètement ensuite, surtout au niveau des bords lamellaires.
Au point où ;2 couche granuleuse disparaît, il n’y
a plus de distinction entre elle et la couche molécu- laire ; les deux zônes sont uniformément occupées
continuent sans transition avec l’infiltration ménin-
gée.
Les fibres myéliniques intralamellaires sont particulièrement rares, dégénérées, dans les points où la couche granuleuse est plus atteinte. Aïlleurs, on as-
siste à une désintégration intense, et la production de boules myéliniques presque confluentes, rappelle
‘per certains points les corps amyloïdes.
On retrouve d’ailleurs, çà et là, ces boules myélini-
ques de désintégration dans les espaces Iymphatiques périvasculaires qui traversent la corticalité cé: rébelleuse, et jusque dans le réseau conjonctif souspial, au fond des sillons interlamellaires.
La substance blanche centrale de l'hémisphère gauche est très pâle dans son ensemble et présente, dans le voisinage du noyau dentelé, un ramollissement de la dimension d’un grain de mil, à contours irréguliers, bourré de corps granuleux.
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Hémisphère droit. - ts :
Il est détruit dans son ensemble. Seuls persistent
quelques débris lamellaires antérieurs, immédiatement en dehors de l'émergence du irijumeau, et correspondant à des portions de lamysdats et du flocculus. : S Partout ailleurs, la paroi, maintenant latéro-sagittale, du {4° Fou est constituée par une membrane mince, de 2 à 5 millimètres, renfermant quelques débris my AERÈSE de nombreux cerps granu-
leux, des méninges infiltrées de cellules géantes et
d'éléments Ilymphoïdes.
En outre, à la partie toute postérieure, on retrouve de vagues contours de circonvelutions cérébelleuses atrophiées, comprimées, dépourvues de grains et de myéline, et d'aspect complètement nécrotique.
Fait important : la cavité du Æ ventricule n'est pas ouverte. - ©
En résumé, la masse extirpée semble s'être déve-
loppée aux dépens des méninges et avoir détruit, par compression et par atrophie lamellaire, tout l'hémisphère correspondant. 3