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de régulation tonique pour l'exécution des mouvements dans les différentes directions ».
Théoriquement, la destruction de chacun de ces centres se révèle à l'exploration du labyrinthe. Un segment de membre n'accompagne pas le segment homologue dans la déviation provoquée par l’irrigation de l'oreille, c’est-à-dire qu'il y a perte de la déviation provoquée pour un segment déterminé el dans une direction déterminée.
. Barany, qui s’est spécialement attaché à cette question des localisations cérébelleuses, a édifié une méthode d'examen de tous les segments du corps et de leurs déviations. Mais on conçoit qu'en clinique pareille recherche, déjà difficile à réaliser au point de vue expérimental, donne rarement des résultats significatifs, car les malades ne se font examiner que quand la lésion cérébelleuse est déjà considérable. On doit aussi tenir compte des tolérances, des suppléances, ou au contraire, des réactions à distance, variables suivant les processus pathologiques (tumeurs, ramollissements, abcès).
En pratique, on doit se contenter du schéma suivant : une grosse lésion hémisphérique du cervelet supprime la déviation provoquée des membres du même côté que la lésion. Elle a un second effet : l’inclinaison du corps et la chute ne suivent plus l'oreille : elles restent latéralisées dans un sens défini.
Nous relatons maintenant les résultats des épreuves de Barany chez Yvette S..., épreuves pratiquées huit jours après l'intervention.
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on peut se demander si le labyrinthe droit n'aurait
Barany oreille dr oite. Pas de réactions de mouve- | FSEn ments ni d'inclinaisons du tronc. Cette constatation . négative indique que la voie réflexe labyrinthique | s a est interrompue de ce côté. Le volume considérable > #
de la tumeur et le traumatisme opératoire de la rë
gion permettent de n'en être pas tee se 4 ŸÆ ë Barany, oreille gauche. à | 1 =
Réaction franche du membre supérieur 8 gauche. >
Pas de réaction du membre supérieur droit. 5e Le vestibule répond à l'irrigation mais seulement du cùié gauche. : 6 RSS
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8 - & Se | La petite malade ay ant été emportée par une méningite luberculeuse six semaines après l'opération,
pas recouvré une partie de sa réflectivité dans # cas d'une plus longue survie. ne On est porté à le croire quand on étudie une fort intéressante observation, toute récente, de de Stella Ee (de Gand), relatant le cas d’un malade atteint d'une tumeur de l'angle ponto-cérébelleux droit. Le nerf vestibulaire était complètement paralysé du côté droit. Au cours de l'opération, après l'énucléation de la tumeur, le chirurgien fut conduit à réséquer la presque totalité de l'hémisphère cérébelleux droit. st Six semaines plus tard, le labyrinthe droit recom- RS mençait à réagir ; en mème temps la surdité dispa- à raissait. CA PR
Quelques observations de ce genre, et surtout les =. beaux travaux expérimentaux de l'école hollandaise 1
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(Magnus, Quix, Winckler) confirment que le cervelet n’est pas un centre vestibulaire : il y a solidarité mais non dépendance étroite entre ces deux organes.
11 faut se garder des idées définitives sur ce sujet. Mais on ne peut s'empêcher de constater qu’à la lumière des faits cliniques et expérimentaux, une notion prend chaque jour plus de valeur : c’est l’importance de l'appareil réflexe constitué par les noyaux poñtiques, qui récueillent et centralisent les impressions périphériques, labyrinthiques surtout, et leur font subit le contrôle cérébelleux.
Cela explique la difficulté que l'on trouve à établir uné séméiologie fine, proprement labyrinthique où proprement ”cérébelleuseé.
Nous devons, enfin, attirer l'attention sur l'absence de vertiges et de déviation spontanée des membres chez notre malade (après ablation du lobe droit du cervelet et d’une partie du vermis). Vertiges et déviation spontanée interprétés pendant longtemps comme des troubles cérébelleux, sont considérés aujourd'hui comme vestibulaires — les phénomènes vertigineux certainement, la déviation spontanée très probablement.
Conclusions
A la suite de cette étude sur les tumeurs du cer- $ velet nos conclusions seront d'ordres clinique, ana- tomo- -pathologique, chirur gical. Enfin elles comporteront quelques enseignements relatifs à la physio-pathologie clinique du labyrinthe et du cervelet. Dans l’ordre clinique, à propos du cas que nous avons étudié, il nous s paraît légitime de souligner :
L'absence presque complète des signes classiques de compression cérébrale, AIRE le volume considérable de la tumeur. DRE LES
L'importance des troubles statiques, spontanés ou révélés par les épreuves de pulsions (Pierre Marie et Bouttier) opposés à la finesse des signes de localisation cérébelleuse. Ces derniers demandaient,
| dans notre cas, à être recherchés minutieusement, et > cela malgré la destruction complète, non seulement du vermis, mais encore du lobe cérébelleux droit.
Parmi ces signes de localisation, nous devons souligner l'absence de dysmétrie et, au contraire, l’exis- | tence d’hypotonie, révélée en particulier par les épreuves de passivité d'André Thomas. :
Notre étude confirme qu’en présence de troubles
TRS, LE
prédominant sur la statique, il faut toujours penser
à l’existence d’une lésion cérébelleuse, centrale ou
haute (sus-protubérantielle).
2. L'étude anatomo-pathologique de notre tubercule cérébelleux nous a amené à constater son origine méningée, qui explique son énucléation facile. Cette origine semble être habituelle dans les tubercules du cervelet, contrairement à ce qui se passe
pour les tubercules du cerveau, qui sont ordinaire-
ment d’origine encéphalique.
3. Au point de vue chirurgical, nous avons dit les avantages incontestables que l’on retire de la technique préconisée depuis quelques années par de Martel.
Elle se résume dans les quelques principes suivants : Malade opéré à l’anesthésie locale. £
Malade opéré assis, position réduisant l'hémorragie au minimum, et surtout exposant mieux la résion occipitale, sur laquelle se font les interventions les plus intéressantes (tumeurs du cervelet, lumeurs de l’angle ponto-cérébelleux). |
Prise très fréquente de la tension artérielle au cours de l'opération.
Instrumentation perfectionnée (Fraises spéciales. Trépan de Martel).
4. Dans un dernier chapitre, nous avons apporté une contribution à l'étude encore si complexe des
MT
rapports anatomiques et fonctionnels entre le cerve- Jet et le labyrinthe.
L'étude du cas présent nous a montré combien il
est parfois difficile d'établir d’une façon absolue une séméiologie fine proprement cérébelleuse ou proprement labyrinthique. re
En pratique, on pourra se servir du schéma suivant : Parts Dans l’exämen par la méthode de Barany (irrigation de l'oreille avec de l’eau à 20°), une, grosse lésion hémisphérique du cervelet supprime la déviation provoquée du même côté que la lésion.
Cette lésion à un second effet : l'inclinaison du corps ét la chute restent latéralisées toujours dans le même sens quelle que soit la position de la tête.
Vu, le Doyen, : Vu, le Président,
ROGER. Sr APrERRE MARIE.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris,