‹ Sur un cas de Tubercule du Cervelet opéréChapitre 13 sur 15 · AU · texte numérisé non relu

AU

Les réactions de mouvement s'observent plus com modément aux membres supérieurs

Les bras étant tendus horizontalement et parallè-

lement, les mains, d’abord séparées par la largeur des épaules, s’écartant lentement l’une de l'autre, d’un angle variable mais toujours appréciable.

Barany a montré, d'autre part, l'impossibilité pour le sujet normal d'accomplir, pendant lirriga- <+ion, des mouvements successifs dans le plan sagittal : l'index du sujet ramené sur son genou ne peut retrouver l'index de l'observateur, placé juste au-dessus et en avant, et avec lequel il a été tout d’abord mis en contact : l'index est entraîné vers l'oreille interrogée. RU

L'inclinaison du tronc, qui $S ‘observe quand on fait mettre, pendant l'irrigation, le malade debout et les veux fermés, se fait, elle aussi, toujours du côté de l'oreille irriguée. :

Mais de plus, cette inclinaison, suivie ou non de chute, possède un caractère essentiel : elle suit l'oreille, c’est-à-dire qu’elle se fait soit latéralement, soit en avant ou en arrière, selon que la tête reste en rectitude ou qu’on la porte en rotation à gauche ou à droite.

Toutes ces réactions impliquent l'intégrité des fonctions cérébelleuses. En effet, le cervelet est le régulateur permanent des variations toniques du système musculaire. Chaque hémisphère préside à cette fonction pour son propre côté. Il en résulte qu'une lésion d’un des hémisphères prive un côté du corps

Fu:

Aer

de son contrôle cérébelleux. Gette absence de contrôle entraîne un trouble de la réaction de mouvement dé-

clanchée par le vestibule. Et c'est bien ce qui appa-

raît par l'éprèeuve de Barany. |

Nous nous souvenons qu'à l’état normal les réactions de mouvement sont bilatérales ; chez le malade atteint d’une lésion d’un hémisphère cérébelleux, elles n'existent que du côté sain. On ne constate pas de déviation provoquée du côté malade.

Ce fait a longtemps appuyé la thèse de la dépendance étroite du labyrinthe vis-à-vis du cervelet. On admettait que les centres du labyrinthe devaient se trouver dans les noyaux dentelés ou dans le cortex cérébelleux, puisque les fibres centrales nées des noyaux de Deiters et de Bechterew paraissaient s'y terminer.

Les choses sont en réalité différentes. Le cervelet n'est pas le centre de l’appareil vestibulaire. Il en reçoit des impressions, comme il reçoit des renseignements sur tous nos modes de sensibilité. Et l'appareil labyrinthique n’est autre chose qu'un organe tactile très spécialisé, très différencié. |

Pour l'exécution des mouvements volontaires d’élévation, d’abaissement d’adduction, d’abduction des différents segments de membres, on s’accorde de plus en plus sur l'existence de centres situés sous le cortex des hémisphères. On les désigne — brièvement — sous le nom de centres de « direction ». On devrait dire plutôt « centres de fonctions

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