‹ Sur Un Cas de Tumeur Mixte Épithéliale et Dermoïde Incluse dans le ligament Large (Envisagée dans ses rapports – Avec la parthenogenese)Chapitre 16 sur 38 · partie superficielle et plus lâche dans la profonde, parcouru · texte numérisé non relu

partie superficielle et plus lâche dans la profonde, parcouru

par quelques rares vaisseaux et contenant de petits faisceaux

de fibres musculaires lisses, surtout au Npese des glan-

des.

Il est fort riche en éléments enbryonnaires isolés ou goupés

en petits îlots au milieu desquels apparaissent des capillaires

également rudimentaires.

On y rencontre encore : É

4) Des glandes sébacées volümineuses, s’ouvrant à l’ intérieur du kyste par de larges orifices.

e). — Des poils, quelques-uns très fins, mais d’autres plus volumineux et montrant à la coupe toutes les Couches habituelles. Ils sont implantés très obliquement et on ne les rencontre que dans une partie très limitée du kyste. Le reste de Ja paroi ne présente aucun revêtement épithélial. Le tissu fibreux qui la

compose offre dans son épaisseur des traînées de cellules inäl..

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PAL Rest trées en tous sens et sa surface est recouverte de végétations formées d'éléments également embryonnaires.

?) Des glandes sudoripares en pelotons volumineux. La membrane limitante montre un double contour très apparent. Elles

sont plongées dans un tissu cellulo-adipeux assez lâche.

Nota. À l’intérieur du kyste est incluse une masse decheveux pelotonnés el agglulinés par une matière sébacée, de la grosseur d’un œuf de pigeon, et un massif osseux surmonté de dents, come nous lavons dit plus haut.

2 Tumeur proprement dite.—Nous avons fait, en divers points un nombre de coupes considérable, ce qui nous à permis, par une synthèse très simple, d'établir le schéma suivant.

En allant de dehors en dedans, nous (rouvons :

a) Une couche fibreuse : |

b) Une zoue contenant des follicules primitifs plus ou moins modifiés;

c) Uue autre zone plus interne formée d'éléments épithéliaux ramifiés el anastomosés.

d) Une partie centrale, ramollie et constituée par des kystes papillaires à épithélium cylindrique en dégénérescence colloïde.

e) Enfin une zone limitée, mais assez étendue, occupée par des caillots, suite d’hémorragies interstitielles, et qui correspond au territoire couleur feuille morte signalë plus haut à la

surface de la tumeur.

Toutes nos coupes ont été faites après inclusion dans la paraffine et montées au baume, après coloration par l’hématoxyline et l’éosine ou l’hématoxyline et le vert d'iode. Ce dernier

réactif aous a permis de faire de bonnes différenciations

rotoplasmiques. ,

L'examen succe;sif des diverses couches que nous venons d’énumérer nous montre les détails suivants :

a) Couche fibreuse limitante. — Très épaisse dans la partie voisines du kyste dermoïde,elle devient de plus en plus minceà mesure qu’on se rapproche du fond de la tumeur où elle n’est plus représentée que par une sorte de pellicule.

Dans la première région, on trouve qu'elle est formée de trois zones distincles : s

1° Une couche fibreuse limitante, mince, à éléments flexueux el parallèles et fibres élastiques (PI. IL. fig. 13, 1):

2° Une couche detissu conjonctif moins dense (PI. Ill, fig: 13,2) très riche en vaisseaux eten lacunes symphatiques et contenant dans son épaisseur de nombreux follicules primordiaux el ovules primordiaux.

3° Une couche également conjonctive, mais plus dense et à éléments fusiformes très petits, groupés en tourbillons, dont le centre contient encore les mêmes follicules et ovules (BH II, fig. 13, 4),

La description que nous venons de faire nous permet donc d'établir ce point capital ue la paroi de notre tumeur n’est autre chose que celle d’un ovaire Surnuméraire plus ou moins modifié, et ce qui achève d'établir l'exactitude du diagnostic c’est que, plus loin, nous trouvons une cicatrice de corps jaune (fig. 10), caractérisée par un ruban fibreux flexueux limitant

une cavité prête à disparditre et surlout par la présence dans

le tissu ambiant de grosses cellules jaunes à lutéine, typiques,

avec dépôts sanguins interposés (PI. IL, fig. 11), \ À l'extrémité de Ja tumeur, la couche limitante est plus simple et uniquement formée de tissu conjonctif flexueux, conte-

nant Cependant encore des follicules et ovules primordiaux.

LT AUUES

b) Couche contenant des ovules et des follicules plus ou moins Jeunes et plus ou moins modifiés. (PI. I, fig 4, 8 ). — Très variable d'aspect.

Nous trouvons d’abord :

1° De petitsfollicules primordiaux, bien isoiés et formés par le groupement de cellules de forme arrondie (PI. I, fig. 2,4el 4-8.

% D’autres plus développés (PI. I, fig. 1, 2) avec une cavilé centrale contenant uue masse protoplasmique avec noyau cen- (ral plus ou moins apparent ou atrophié et que nous croyons pouvoir considérer comme des ovules en régression.

Certains follieules (PI. il, fig. 6, 1 ) sont groupés deux à deux au milieu d’une masse (épithélium des tubes de Pflüger ayant proliféré, comme nous le verrons plus loin) limilée par une rangée de petites cellules épithéliales cylindriques,

Telle est la constitution la plus externe de celte couche ; mais en avançant ver: la partie la plus interne de la tumeur, elle ne tarde pas à changer d'aspect.

Nous trouvons :

De fes filaments tubulés, absolument identiques avec les Lubes de Pflüger, et dans l'épaisseur desquels apparaissent des foilicules primordiaux (fig. 8, 4 ). Ces filaments s’hypertrophient par suile de la prolifération de leurs éléments et donnent naissance à des masses (PI. II, fig. 8,5 ) contenant également des follicules.

La Planche Il, fig. 6,2 montre un énorme îlot de même origine.

Ces masses épithéliales, examinées à l’aide d’un fort grossissement, se montrent limilées (PI. I, fig. 4, 1) par un revêtement

de cellules cylindriques ou cubiques très nel el sont formées

par l'accolement et la Soudure intime d'innombrables cellules

épithéliales dont les limites sont peu ou pas visibles (PL. I, fig.

5,1) et dont les noyaux sont volumineux et de forme très

variée (Pl. I, fig. 5,2).

De distance en distance, apparaissent des vides (PEUT ok

el 5) disposés les uns à la suite des autres, en forme de chape-

let, el contenant uue masse protoplasmique généralement ratatinée dans laquelle se distingue un noyau, et qui ont la plus grande analogie avec les ovules primordiaux que l’on rencontre chez l'embryon. Quelques cavités communiquent même entre elles par une sorte de goulot qui paraît s'oblitérer plus tard. Chacune d'elles est limitée par une bordure très nelle de petites celllulés symétriques,

Notons enfin (chose importante el que nous ferons valoir plus loin pour le pronostic) que quelques-uns de ces îlots épithéliaux ne sont pas limités par une bordure palissadique et que leurs éléments en prolifération se répandent dans les tissus ambiants (PI. IN, fig. 13, 7 ou forment des amas confus de cellules, qu'on ne peut mieux comparer, comme aspect général, qu'à cerlains alvéoles comme on en rencontre dans les tumeurs carcinomateuses,

c) Couche encore plus interne, à trainees épithéliales ramifiees et anastomosées. — C'est elle qui constitue la majenre partie de la tumeur et lui donne l’aspect d'une poche contenant du hachis de viande.

Nous ne trouvons plus de follicules, mais seuleme nt des cordons épithéliaux ramifiés et anastomosés, et ayant pris nais-

sance aux dépens des masses décrites dans la couche précédente (PL. II, fs. 6, 3 etfig. 7 Voy. également PI. I, fig. 1,4).

Ces cordons, ens’infiltrant dans le tissu conjonctif de la ré-

LOS gion, le dissèquent en quelque sorte, et chacun d'eux en entraîne de fins éléments qui restent fixés à leur surface el se laissent reconnaitre à leurs cellules endothéliales allongées qui bordent d'innombrables lacunes lymphatiques (PI. IL, fig 7, 3 eh PIE)

Pas plus que dans la couche précédente, les limites des élé-

ments ne sont visibles. Les cellules sont intimement soudées

entre elles et ne laissent guère avercevoir que leurs noyaux volumineux, avec souvent un nuciéole bien accentué.

Quand on réussit à isoler les cellules, elles se montrent (PI, I, fig. 9) sous les formes les plus variées.

Dans certaines parties de la tumeur, surtout vers la zone la plus mince, ces mêmes cellules sont vésiculeuses et quelquesunes ne présentent plus de noyaux (PI If, fle.142, 5);

Notons enfin, dans les pointsles plus centraux, l'apparition de phénomènes avancés de régression.

d) Partie la pius centrale de la tumeur avec kystes colloïdes

e papillaires. — (PL. IL, fig. 15, 16, 17). — Toute celte région pré-

sente des cavilés plus ou moins grandes remplies d’une matière coiloïde epaisse, collant aux doigts.

Les plus vastes sont tapissées par une seule rangée de cellules cylindriques. Les autres montrent de magnifiques Végétations papillaires faisant hernie en lous sens et généralement revêtues d'une ou plusieurs couches d'éléments épilhéliaux cylindriques.

Tous ces kystes sont séparés par un stro na conjonctif plus ou

moins dense. Tantôt assez compact et riche en petits éléments

cellulaires allongés, il prend en quelques points le type myxomateux.

On y rencontre d’abondantes lacunes lymphatiques et quel-

— 40) . ques vaisseaux à parois embryonnaires excessivement minces, susceptibles de donner facilement lieu à une héosrabe | En un point limité (PL. II, fig. 16), le stroma est complètementréticulé etnous retrouvons dans son épaisseur des grosses cellules jaunes semblables à celles notées dans la cicatrice du = Corps jaune.

e) Zone hémorragique. — Elle donne à la base de la, tumeur une couleur rougeâtre, étendue sur une dimension de 3 ou 4 centimètres en tous sens, avec des Points plus foncés et qui correspondent à des centres de régression plus ou moins avancée. de Sur la coupe de la tumeur, on constate que l'énvahissement sanguin à, progressé jusqu’au voisinage des kystes colloïdes 1 | centraux. 3 PS A l'examen microscopique, on rencontre un stroma. fibreux ee : formé par le (issu de la région dont les éléments ont élé en | quelque sorte disséqués par l’ infiltration sanguine, qui en certains points forme de gros caillots. * Ces caillots présentent l’ aspect d’une trame fibrillaire Que Mmant dans ses mailles d'abondants globules blancs et des amas hématiques de couleur acajou. FRS Fe Dans là partie la plus voisine du centre dela tumeur, les élé- | ments épithéliaux sont complèlement envahis par la même infiltration sanguine. .

En terminant cette observation, nous insisterons sur la malignité du néoplasme, traduite par des traînées épithéliales fu-

Sant dans les tissus ambiants.

Nous n’avonsipas trouvé d’ observations absolument si- =.

milaires ; ceperdant les trois Cas que nôus allons lappor-

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