‹ Sur Un Cas de Tumeur Mixte Épithéliale et Dermoïde Incluse dans le ligament Large (Envisagée dans ses rapports – Avec la parthenogenese)Chapitre 19 sur 38 · SE LE · texte numérisé non relu

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a été réglée deux fois seulement, et beaucoup abondamment la seconde fois.

En même temps que son ventre grossissait, elle éprouvait quelques petites douleurs assez insignifiantes, surtout une sensation de pesanteur à l'hypogastre, qui s'exagéraient par la fatigue et l'ascension des escaliers.

Depuis le début des accidents, perte de l'appétit, faiblesse et,

amaigrissemeut, qui ont loujours été en augmentant.

Notons en outre, depuis la même époque, de la pollakiurie.

sans polyurie. La malade n’est pas conslipée habituellement.

Voici le résultat de l'examen pratiqué le lendemain de Fen- (HAENTE

Femme de taille moyenne, variqueuse, sans œdème, fortement amaigrie et émaciée.

Faciès pâle, conjonctives décolorées.

La région sous-ombilicale est soulevée par une tumeur médiane, remontant à trois travers de doigt au-dessous de l’ombilie, et s'étendant en largeur, sensiblement, du bord externe d'un muscle droit au bord externe de son congénère. Cette tumeur est indolente au toucher, irrégulière, bosselée, absolument mate, et de consistance calcaire. Élle est mobile dans le sens transversal, et sous-jacente à la paroi abdominale, qui glisse facilement au devant d'elle:

La partie supérieure de la tumeur est convexe, et, quand on l’explore, en essayant d'insinuer les doigts jusqu’à la face postérieure, on détermine de petites douleurs.

On sent en outre sur le flanc gauche de la tumeur, une sorte de sangle élastique, dépressible, sonore à la percussion, et qui paraît être le gros intestin.

A la région antério-inférieure de la tumeur, on note une dé-

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pression transversale, sus-pubienne, peu profonde, et au fond de laquelle il est permis de sentir une autre masse moins dure» l'utérus. | : <

Le col de l'utérus est mou, élevé, profondément déchiré à gauche, un peu moins à droite, entrouvert, et admettant aisement la pulpe de l'index. Ù

Les culs-de-sac sont un peu effacés. Dans le cul-de-sac postérieur, notamment, le doigt vient butter contre une tumeur

très dure, indolente, non fluctuante, facilement mobilisable,

mais dont la mobilisation de bas en haut détermine un soulè-

vement de la main, qui repose sur le sommet de la tumeur. Elle semble se continuer, insensiblement avec le col de l'utérus el lui transmet les mouvements qu'on lui imprime.

De même dans le cul-de-sac antérieur on trouve une tumeur très dure, séparée par un sillon du segmentinférieur de l'utérus mais qui paraît, au contraire, fusionnée avec le fond ou le reste du corps de l'utérus, qu'on ne peut isoler.

Dans le cul-de-sac latérai gauche, on sent cette même tumeur séparée également par un sillon du segment inférieur de l'utérus. Le cul-de-sac latéral droit est litre.

Au spéculum, col æœdémateux et violacé.

A l'hystéromètre, on trouve une cavité de 9 centimètres, déviée à droite el horizontale. La vessie est déviée à gauche. Les ganglions cruraux sont hyperthrophiés.

Le diagnostic reste hésitant entre une tumeur solide des annexes ou un fibrome calcifié du corps de l'utérus,avee fibromes sous-péritonaux surajoutés à gauche.

Tous les autres organes sont sains. Il n'y a aucune trace de sucre ni d’albumine.

La laparotomie est pratiquée le 26 octobre 18%,

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Incision médiane de 12 centimèles, partant de l’ombilie, et allant à deux centimètres au-dessus de la symphise pubienne. ,

Dès que le péritoine est incisé, il s'écoule-de l'abdomen environ 200 grammes de liquide ascitique . légèrement rosé. Les lèvres de l'incision sont écartées et permettent d'apercevoir Ja tumeur. Elle est irrégulière, bomhée, brun noirâtre et le diagnostic de fibro-sarcome de l'utérus est alors celui qui paraît le plus probable. p

Mais la main introduite dans l'abdomen, et insinuée en arrière de la tumeur, la soulève aisément, ell'amène hors du ventre. Ce n'est pas une tumeur de l'utérus, mais une tumeur de l’ovaire, reliée à l'utérus, par un pédicule grêle et légèrement tordu. À part ce pédicule aucune adhérence à l'utérus. On note sur la trompe et le ligament large, la présence de quelques petites nodosilés, environ ure dizaine, jaunâtres, les unes molles, les autres presque dures, et de dimensions variables. La plupart ont le volume d’un petit pois. La plus grosse d’un pois chiche. à

Malgré la torsion du pédicule, il n'y a sur la surface extérieure de la tumeur aucune place de sphacèle, mais il existe cependant quelques plaques blanchâtres et. pseudo-membraneuses, qui semblent d'un processus inflammatoire antérieur,

Une ligalure en chaîne est placée sur le pédicule, au voisinage de la corne droite de l'utérus, et les annexes sont enlevée ensuite. La tranche de section est cautérisée au thermocautère.

Le côlé gauche est alors exploré. L’ovaire gauche paraît également dégénéré, quoique d’un volume bien inférieur à celui de la tumeur droite. Contrairement à ce qui a êté constaté à

droile, l'ovaire gauche adhère fortement au ligament large,

dans la dépression qui sépare moyen (le l’aileron postérieur de

cpligament, Là encore, et au voisinage de la trompe, il y a r ois petites nodosités jaunâtres, identiques à celles de droite. Après ligature en chaîne sur le pédicule (qui n’est pas tordu, long et grêle, comme à droite, mais au contraire, court, épais et étalé), les annexes sont excisées, et le pédicule cautérisé au thermocautère.

La toilette du péritoine est fort simple, car l'opération a en quelque sorte, élé pratiquée hors du ventre. Celui-ci est ensuile refermé par une suture à étages au catgut.

Le premier plan de suture est constitué par le péritoine :.le deuxième, par le bord interne des muscles grands droits, et le feuillet superficiel des gaînes, préalablement incisé dans toute la longueur de la plaie. Enfin un troisième surjet réunit les deux lèvres cutanées. \

Les suites opératoires ont été absolument simples.

Le premier pansement a élé fait le neuvième jour: la réunion était complète. La malade est sortie le vingt-cinquième jour.

Examen macroscopique des pièces. — La tumeur du côté droit pèse 850 grammes. Elle a une couleur brun foncé à reflets verdâtres, avec, par places, des plaques inflammatoires blanc nacré, lisses ou gaufrées indifféremment.

Son volume est celui d’une tête de fætus à terme.

Flle est très irrégulièrement bosselée. À côté de trois grosses bosselures du volume d’un œuf de poule, il y en a, sur toute la périphérie, de beaucoup plus petites, dont le volume varie entre celui d’une noisette et celui d’un grain de blé. Au niveau du hile, notamment, il en est une, collée en quelque sorte sur la tumeur principale, à contours très nets, et parsemée, elle-même

. de petites saillies pisiformes. Ces bosselures, petites ou gran-

ME (2 RO des, sont séparées par des sillons plus ou moins profonds,

La consistance de cetle Lumeur, sans être absolument calci-

fiée, est cependant très dure, ligneuse ; le doigt n'y laisse pas :

de godets. Elle n’est nullement fluctuante.

Cette tumeur est nettement ovarienne, ainsi qu’en témoignent

l'absence d'ovaire dans son voisinage, el la présence, sur sa

face antérieure, adhérente à elle par de légers tractus, de la É

trompe droile en apparence saine, souple et dont la lumière n’est pas oblitérée. Sur le trajet de cette trompe, appendue à elle-même, ou, dans son voisinage, au iméso-salpinx, on compte douze nodosités jaunâtres, mollasses ou presque dures. Les unes sont grosses comme des grains de plomb, d’autres comme des pois; les deux plus grosses ont le volume d’un pois chiche. ;

A la coupe de la tumeur ovarienne, on constate que sa partie centrale est moins dure que sa partie périphérique et que la surface de section n’a plus la teinte rouge sombre; elle est d'autant plus grisâtre qu'on se rapproche davantage du cen- Unes |

Tout à fait au centre, nous trouvons quelques loges remplies d’une matière gélatineuse très épaisse.

Sectionnées, par leur partie médiane, les petites nodosités que nous avons signalées au voisinage de la trompe se montrent formées de couches concentriques et présentent, à leur nn une cavité contenant une matière puloeuse.

La petite tumeur, celle de gauche, nettement ovarienne éga lement, a le volume d’un œuf de dinde. Elle est à peu près régulière et très dur. Sa couleur est rouge sombre. Elle adhère à la trompe qui a été enlevée simultanément, et qui paraît

exerapte de lésions macroscopiques.

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Nous notons encore, à son niveau quelques nodosités jaunâtres qui descendent jusque dans le cul-de-sac de Douglas, et qui adhèrent aussi à l’anse oméga.

A la coupe, la tumeur présente un aspect aréolaire à contenu très visqueux. :

Examen histologique (1). — Les petites nodosités jaunâtres qui étaient appendues à la trompe étaient formées de globules blancs en dégénérescence granulo-graisseuse, de goutteletles de graisse libres, et de débris de cellules, Ce sont des concrétions analogues à celles qu'on observe assez souvent dans le mésentère et qui ont pour point de départ une vésicule adipeuse (M. Cornil).

En ce qui concerne la tumeur, la lésion était la même pour les deux côtés. Des coupes nombreuses ont été pratiquées en divers points des deux ovaires et les caractères se sont montrés identiques.

Sur une coupe examinée à un faible grossissement (80 diam.) nous observons :

Un stroma conjonctif lâche, très embryonnaire, à cellules allongées :

Des lacunes irrégulières et de dimensions très variables, cir-

conscrites par le stroma ; Des amas cellulaires contenus dans ces espaces lacunaires. Ces amas cellulaires sont formés de gros éléments, tassés les uns contre les autres et devenus polyédriques par pression réciproque.

Enfin on trouve dans la masse de la tumeur, et ‘dispersés sans ordre, des éléments un peu spéciaux, de dimensions

variées, d'aspect circulaire ou ovoïde, sur lesquels nous revien-

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