‹ Sur Un Cas de Tumeur Mixte Épithéliale et Dermoïde Incluse dans le ligament Large (Envisagée dans ses rapports – Avec la parthenogenese)Chapitre 20 sur 38 · L'examen histologique à été fait par P. Latteux · texte numérisé non relu

L'examen histologique à été fait par P. Latteux

AR re drons dans un instant. Faisons remarquer seulement qu'ils se colorent très vigoureusement et qu'ils tranchent alors sur la masse du tissu ambiant.

Chaque détail mérite d’être éludié en particulier. \

1° Amas cellulaires. — La plupart de ces amas sont considérables ; ils sont formés dé grosses cellules polyédriques et contenant un noyau volumineux avec nucléole, le tout plongé dans un protoplasma granuleux. | | | En d’autres points de la tumeur ce sont de simples petits îlots cellulaires, comprenant une ou deux cellules seulement.

On trouve Lous les intermédiaires entré ces deux degrés extrêmes. : i %

Quelquefois les limites des éléments cellulaires sont moins netles, et, les cellules se fusionnant donnent naissance à des plaques qui contiennent un nombre plus ou moins considérable de noyaux.

Enfin dans les points dé la tumeur où la lésion est à son degré d'évolution le plus avancé, les cellules subissent des modifications importantes. Elles ne sont plus polyédriques,

mais rondes oiqueule ipts. Elles subissent une transformation muqueuse, se gonflent, et deviennent vésiculeuses. Quant à “leur noyau, il est rejeté à la périphérie sous forme d’un petit croissant appliqué sur les parais de l’élément cellulaire. .

Elles sont plongées dans le stroma conjonctif :

2 Eléments circulaires ou ovoides se colorant vivement, et se détachant nettement par leur aspect, des amas cellulaires environnants Que nous venons de décrire. À

La plupart de ces éléments, ceux dont le développement est le moins avancé, se montrent formés de petites cellules dis-

posées plus où moins régulièrement autour d’un centre. On a

NT

l'impression d’une cavité tapissée d'un épithélium cubiqué.

Si l'on prend la peine d’en examiner un certain nom bre, à divers degrés de développement, on arrive insensiblement et en passant par une série d’intermédiaires.

On y voit, alors, nettement, une cavité ovoïde, tapissée d’un épithélium cylindrique, à noyaux situés vers la base, et dont le centre est occupé par une substance granuleuse, où l’on retrouve quelques vestiges de noyaux en régression.

La présence de ces éléments, au sein de la tumeur, nous avait permis de supposer que le kyste de l'ovaire s'était, chez notre malade,développé au dépens de l’épithélium des ovisacs.

Mais ces éléments sont-ils des ovisacs?

Nous avons soumis les préparations à M. le professeur Cornil, Pour lui, la ressemblance de ces éléments avec les ovisacs est indiscutable. Cependant il n’oserait affirmer que ce soient bien äes ovisacs, attendu que la présence de l’ovule ne peut y être démontrée d’une facon irrécusable,

M. Rœtterer, agrégé, chef du laboratoire d’histologie de la facullé, a bien voulu également examiner nos préparations. Pour lui, malgré l’absence d’ovule, l’analogie est si grande qu'il serait porté à considérer ces éléments comme des ovisacs où l’ovule ne s’est pas développé. Si l’on n’admet pas cette hypothèse, quel nom donnera-t-on à ces organes figurés, tapissés d’un épithélinm cylindrique, et contenant, tous à leur partie centrale, une substance plus ou moins en régression ?

D'ailleurs, il ne nous paraît pas extraordinaire, &a priori, de ne pas trouver au sein d’un tissu néoplasique, un ovisac physiologique type.

Il nous semble, au contraire, très logique d'admettre que cet

organe, tout en essayant de se développer,subit à un cerlain Latteux c:

TP) moment quelque arrêt de développement. L'ovule n’a pas de raison au centre d’une tumeur, d'arriver à la fin de son évolution. Il s’atrophiera fatalement, et c'est lui qui, en se détruisant, donne naissance à cet amas eranuleux, que nous avons observé au centre de ces éléments ovoïdes ou Circulaires. Une pareille hypothèse est pour le moins très vraisemblable.

Quant aux petites masses à peine développées, elles ont également la plus grande analogie avec les ovisacs primordiaux décrits par tous les auteurs.

Quoi qu’il en soit, il s’agit d'une tumeur fort rare, de nature

épithéliale, et dont les éléments, par leur aspect, rappellent

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