S. Pozzi et M. Beaussenat. Loc. cil
se former aux dépens des follicules et des tubes de Pflüger.
Ces quatre observations sont aussi similaires en cela que dans chacune on note la présence de cellules épithéliales en dégénérescence muqueuse, raison pour laquelle M. le professeur Cornil, après examen de la pièce de Pobs. II, la désignée sous le nom d’épithélioma de l’ovaire avec transformation muqueuse des cellules épithéliales.
Nous croyons que l’origine de ces bizarres tumeurs est le point le plus saillant de leur histoire, et selon l’avis de M. le Professeur Mathias Duval, nous proposons pour elles le terme d’ « epithelioma de Vovaire d’origine pflügerrienne. »
Dans l’observation I, nous avons noté la présence d’un kyste dermoide à la partie inférieure de cette tumeur constituée par un ovaire surnuméraire modifié.
L association de ce néoplasme à une tumeur quelque peu anormale a de suite attiré notre attention, et nous nous sommes demandé si la même cause n’avait pas préside à la formation de ces deux néoplasies si intimement réunies.
Cela nous a amené à étudier le si passionnant problème de la parthénogénèse, et nous croyons à ce propos devoir passer rapidement en revue les différentes théories que l’on a proposées pour expliquer l’existence des kystes dermoïdes.
Nous citerons la théorie du néoplasme, de l’enclavement, de 1 inclusion fœtale, des cellulles nodalesde Bard, de la parthénogénèse.
Latteux R
La théorie du néoplasme mise en avant par Lebert, (lj fait considérer les dermoïdes comme de simples tumeurs, des tissus de nouvelle formation, remarquables simplement par leur nature entièrement différente de celle des tissus voisins. Lebert, ne retenant que les cas les plus simples, repoussa comme fabuleux les cas de kystes à parties
embryonnaires, qu’il eut été incapable d’expliquer par sa
conception de V heterotopie plastique qui n’est en somme
qu’une forme de la théorie de l’indifférence cellulaire.
Wirchow (2) admet aussi les idées de Lebert, puisqu’il considère les tumeurs tératoïdes et toutes les autres d’ailleurs comme dérivant des cellules du tissu conjonctif, cellules indifférentes qui donneront naissance aux produits
les plus variés.
À la même époque, Conheim, Kôlliker, Robin adoptent, avec quelques variantes, la théorie de Wirchow.
Pendant ce temps la théorie de l’enclavement prenait naissance : une portion de peau déprimée au milieu des parties voisines, est enclavée par celles-ci au sein des tissus sous-jacents, et peut, par son accroissement ultérieur, donner lieu à la formation d’un kyste.
L’exactitude de cette théorie est prouvée par la persistance relativement peu rare d’un cordon fibreux rattachant le kyste à la peu. Cependant elle ne s’applique qu’à un nombre assez restreint de cas, et, pas à ceux de l’ovaire.
1. Lebert. — Mém. de la Soc., de Biologie, 1852, t., IV, p. 203.