‹ Sur Un Cas D’Ostéo-Périotisite Du Maxillaire Inférieur À Forme Infiltrante Et À Évolution Chronique Simulant Une Tumeur Maligne De La MâchoireChapitre 7 sur 27 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Parmi les complications de l'infection dentaire, l’ostéomyélite des maxillaires et, plus particulièrement celle du maxillaire inférieur est une des plus couramment observée.

Elle était autrefois mai cataloguée et rangée dans le groupe des adéno-phlegmons sous-maxillaires. M. SEBI- . LEAU l’en à le premier détachée et isolée sous le nom d’ostéo-périostite de la face interne du maxillaire inférieur et depuis sa description est restée classique.

Mais on a insisté sur la forme la plus fréquente qui est le type de l’ostéo-périostite suppurée, alors que eelte infection du maxillaire inférieur peut parfois revêtir l’aspect d’une inflammation osseuse sans collection et sans suppuration dont le caractère dominant est l’hyperplasie.

C’est cette forme que présentait le malade qui nous à inspiré le sujet de cette thèse.

Forme clinique d’ailleurs rare, pouvant être la source d'erreurs de diagnostic avec les différentes tumeurs de la mâthoire.

Pour mieux marquer l'opposition tranchée qui existe

entre ces 2 formes, nous rappellerons les principaux signes de l’ostéo-périostite suppurée, devenue maintenant classique et nous décrirons ensuite les signes particuliers qui individualisent la seconde forme dont nous n'avons pas trouvé mention dans la littérature. Bien que différents et siégeant au maxillaire supérieur on peut toutefois en rapprocher les observations rapportées par Jacques de Nancy.

« À en croire les auteurs les plus récents, l’ostéo-pé- « riostite odontopathique se manifesterait* soit sous la «forme de fluxion simple, soit sous la forme d’abcès. « Le phlegmon osseux de cause dentaire ou bien se ré- « sorberait, ou bien suppurerait après quelques jours. « L'évolution aboutirait done à la guérison par résolu-

« tion ou suppuration, celle-ci pouvant toutefois se chro-

«niciser par fistulisation ».

« C’est l’ostéo-périostite subaiguë, forme pathologique «intermédiaire, qui s’intercale entre : le phlegmon os- « SeUX péri-maxillaire classique et le kyste radiculo- «dentaire déterminé par le voisinage d’un foyer d’infec- «tion bulbo-radiculaire et dont les signes rappellent «singulièrement la première de ces affections ».

«En dehors des alternatives classiques de résolution, «d'évacuation spontanée ou de fistulisation, la mono- Çarthrite apicale peut affecter une évolution subaiguë torpide. C’est l'expression d’une affection dentaire atténuée, où la défense des tissus tend non sans succès à «l’enkystement des lésions du périoste ».

« Anatomiquement il s’agit d’une infiltration œ@éma-

Cteuse chronique du périoste circonscrite au voisinage

Page 1