‹ Sur un essai de traitement des Tuberculoses chirurgicales par un extrait bacillaire spécifiqueChapitre 21 sur 27 · CONSIDERATIONS GENERALES · texte numérisé non relu

CONSIDERATIONS GENERALES

1. — Nous avons en cours de route, dans la plupart de nos observations, et suivant en cela une tendance très générale, employé les termes de vaccin #t de vaccination. Répondaiïent-ils exactement à l'essai thérapeutique tenté ? Pre

Si nous nous en rapportons à la définition généralement admise de ces mots, nous voyons que la vaccination « est une opération qui consiste à inoculer un vaccin dans le but de prémunir l’organisme contre une maladie déterminée », le vaccin étant « une substance qui, inoculée à un individu, confère l’immunité contre une maladie parasitaire, de même que le vaccin confère l’immunité contre la variole ».

Dans les cas qui nous occupent, il ne s’agissait pas de sujets neufs, mais d'organismes chroniquement infectés; il ne pouvait donc être question de prémunir.

Leur avons-nous conféré une immunité ou tout au moins exalté une immunite préexistante ? Pour répondre à cette question, il est d’abord nécessaire de rappeler qu’en matière de tuberculose, on ne peut parler d’immunité vraie, telle qu’on la conçoit pour la plupart des maladies infectieuses. Il s’agit d’un état spécial, qui semble n’appartenir qu’à la tuberculose et à un petit nombre d’autres affections, état auquel von Pirket a donné le nom d’ « allergie » et qui se caractérise par une ésistance unie à une hypersensibilité toute spéciale au sujet infecté, restant infecté.

La résistance se traduit par ce que MM. R. Debré et

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