‹ Sur un kyste rétropéritonéal pararénal (volume 2)Chapitre 13 sur 17 · LUNA Q RE · texte numérisé non relu

LUNA Q RE

permettra de situer approximativement “elle qui nous occupe dans un groupe déterminé. C’est un kyste rétro-péritonéal juxta-rénal.

C’est tout ce que nous pouvons dire d’ailleurs.

Et lorsque nous aurons passé en revue les diverses opinions sur l'origine de ces tumeurs, en général, la question ne sera pas résolue.

Ces kystes forment, dit M. Potherat, des classes multiples plus ou moins bien différenciées au point de vue de leur étiologie, sinon au point de vue anatomique.

Et ïil cite la thèse d’Agrégation d’Augagneur,

Druckbert (Archives générales de Chirurgie, février 1908), B. Cunéo (Archives générales de Chirurgie, février 1909).

«Pour eux, dit-il, les kystes rétro-péritonéaux auraient une origine congénitale, en ce sens, qu'ils se développeraient dans les récessus paracoliques de Toldt, résultant d’un défaut ou d’une imperfection de coalescence entre le péritoine pariétal postérieur et le péritoine mésocolique. Ces irrégularités de coàlescence en créant des fossettes, des diverticules péritonéaux plus ou moins profonds, sorte d’arrièrecavité des côlons, tiendraient tout préparés des lieux de production pour des amas de sérosité qui constitueraient tout naturellemént des kystes rétropéritonéaux. »

D'autre part, certains de ces kystes contiennent une grande quantité de tissu lymphoïde, d’où origine lymphatique indiscutable.

Cependant, B. Cunéo n’admet pas cette explica-

tion. Ce n'est pas une raison d’en faire des Iymphangiomes, parce que leur contenu peut être chyleux : tous les lymphangiimes ne sont pas à beaucoup près à contenu chyleux, il s'en développe en beaucoup d’endroits du corps qui ont un contenu clair.

Une autre explication est plus plausible, les kystes rétro-péritonéaux seraient formés aux dépens d’une des ébauches primitives du rein, soit du pronéphros, premier stade de formation de cet organe, soit du corps de Wolff, second stade.

À laquelle de ces hypothèses nous attacherons-nous pour qualifier la tumeur que nous étudions ?

. 1° On ne saurait — se rappelant une observation antérieure dans ce travail aux considérations immédiatement sus-énoncées — lui attribuer une origine surrénale. L'examen histologique minutieux qui en a été fait permet d’écarter cette hypothèse ;

2° Ce n’est pas un kyste chyleux : ceci peut être affirmé d’une manière certaine, sauf une densilé semblable 1.014, le liquide n’a rien de commun avec celui contenu dans les tumeurs de telle nature. Ce dernier est composé presque exclusivement de graisse, celui de notre kyste n’en contenait que 120/0;

3° D'autre part, rien ne lui assigne une origine wolfienne, au contraire, l’absence d’épithélium défend de l'y rattacher.

Faute d'explication, nous dirons que peut-être sont intervenues des dégénérescences qui ont changé la nature des éléments caractéristiques, et empêche

toute différenciation.

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