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Dans la portion colique droite, qui s'étend de l’angle hépatique au segment descendant du duodénum, le méso-côlon est assez court (1 à 2 centimètres d’après Buy) ou même manque complètement dans un tiers des cas, Par contre, dans la partie médiane et dans la portion colique gauche le.méso affecte de grandes dimensions. Sa longueur varie entre 9 et 25 centimètres, cela explique l'extrême mobilité du coton transverse. Nous ne rappelons que pour mémoire l'observation de Jaboulay relative à une hernie inguinale formée par la portion colique gauche d’un intestin anormalement mobile.
Côlon descendant. — 11 est relié au côlon transverse par le coude ou angle splénique. Ce coude est constant ; il est plus aigu et plus haut placé que le coude droit. Son angle est ouvert en bas et en avant et ses deux branches sont ordinairemient unies par des fibres ligamenteuses (Buy). De l'angle du côlon au péritoine diaphragmatique s'étend un repli séreux dérommé ligament suspenseur du coude gauche du côlon ou phréno-colique gauche.
Partant de la neuvième côte le côlon descendant décrit une courbe à concavité interne et vient s’aboucher à VS iliaque. Sa longueur moyenne est de 15 cent:mètres ; ses rapports sont les suivants : en avant il est séparé de la paroi abdominale par des circonvolutions de l'intestin grêle. En arrière 1l est séparé par un plan aponévrotique du carré des lombes et du transverse de l'abdomen, plus rarement 1l est en rapport avec la face antérieure du rein gauche. En dedans 1l avoisine le bord externe du rein ; en dehors il est appliqué sur la paroi abdominale latérale.
Dans la grande majorité des cas (74 % d’après Trèves, 85 % d’après Jonnesco) le côlon descendant est fixé <ontre la paroi abdominale postérieure. Le péritoine ne recouvre que ses faces externe, antérieure et interne ; il se fusionne à gauche
EUR nes avec le péritome pariétal, qui recouvre la paroi abdominale latérale, à droite il se continue avec le méso-côlon transverse. L'adhérence de ia face postérieure du côlon à la paroi abdominale est souvent incomplète et interrompue par l'interposition de petits cals-de-sac formant des fossettes péritonéales para-coliques.
Plus rarement (26 % des cas d'après Trèves, 15 % d’après Jonnesco) le côlon descendant est muni d’un court méso. Le méso-côlon descendant ne mesure guère que 4 à 3 centimètres. |
Côlon ilio-pelvien. — Le côlon 1ilio-pelvien (anse omega de Trèves) continue le côlon descendant et prend fin vers la 3° vertèbre sacrée ; à ce niveau commence le rectum. On lui distüngue deux portions : 1° la portion iliaque ou côlon iliaque ; 2° la portion pelvienne ou côlon pelvien. La première seule nous intéresse. Le côlon iliatque répond en avant à la paroi abdominale, mais à l'état de vacuité il en est géréralement séparé par des paquets d'anses grêles. En arrière 1l repose successivement : 1° sur le muscle iliaque, dont il est séparé par le fascia 1liaca ; 2° sur le psoas, toujours revêtu par le fascia iliaca ; 3° sur les vaisseaux iliaques externes.
Dans sa portion initiale, depuis la crête iliaque jusqu'au bord externe du psoas, les rapports du péritoine et du côlon ilaque sont identiques à ce qu'ils étaient pour le côlon descendant, dont le côlon iho-pelvien n’est que le prolongement. Le péritoine ne revêt que les*faces antérieure, externe et interne de l'intestin, dont la face postérieure est accolée au fascia 1laca ; parois on observe un méso-côlon très court. Mais graduellement se constitue un long méso qui atteint son maximim de développement à la partie moyenne de l'anse pelvienne, où il mesure 15 à 16 centimètres. Après quoi, ül
Fi. 2. — Disposition du méso du gros intestin (1)
(1) Ce schéma des côlons est fait d'après les figures d'Addison, Jonnesco, Charpy et Buy ; et il est dù à l’obligeance de M. le Dr Rouwvière.
10e É-) se raccoureil graduellement et redevient de nouveau très court au voisinage du rectum. :
Nous avons schématisé ces dispositions diverses du péritoine au niveau du gros intestin dans la figure 2 qui donne également une idée de la façon dont on peut exécuter l’autoplastie intestino-pariélale.
L'étude des rapports du gros intestin et de ses feuillets péritonéaux nous permet de conclure que si l'exécution de ce. mode de suture est possible sur le cœcum, accidentellement pourvu d'un méso, et sur les côlons ascendant, descendant et itio-pelvien dans sa partie initiale, il n'en est pas ainsi pour le cœcum dépourvu de méso et pour le côlon transverse. En, effet, lorsque le cœcum:est dépourvu de méso, il flotte librement dans la cavité abdominale ; quant au côlon transverse, même dans sa portion droite, il est d’un accès trop difficile et ses rapports interdisent de tenter une’ intervention de ce genre. Ca ©
Lorsque se trouvent réalisées les conditions que nous avons essayé d'établir dans le courant de cette étude, il nous paraît avantageux d'employer ce procédé d’autoplastie intestino-pariétale.
Elle permettra, dans la majorité des càs, d'éviter une fistule intestinale, longue, persistante, nécessitant des opérations multiples et dont les résultats et la gravité n’échappent à personne. Nous croyons que lorsque l'opérateur le peut, il ne fait pas preuve d'une vaine sollicitude en évitant à un blessé débilité et soufirant des résections ou des excisions problématiques quant à leurs suites.
De plus, lautoplastie intestino-pariétale offre toutes les garanties d’asepsie, de cicatrisation rapide et de résistance désirables. Elle doit ces qualités à la technique indiquée plus haut. Sans doute la paroï abdominale, qui tient lieu de paroi intestinale postérieure jusqu'au moment où la muqueuse ré-