‹ Sur Un Nouveau Procédé D'Obtention Des Cristaux D'HémineChapitre 5 sur 11 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Si l’on fait agir sur du sang la pyridine et le sulfure d’ammonium, on obtient de l’hémochromogène. En traitant cette hémochromogène par une solution d’iode, il se forme de l’iodo-hématine. Tel est le procédé indiqué par le docteur Lecha-Marzo. Le point essentiel de la réaction, qu'on fasse intervenir l’iode, ou qu’on le remplace, comme nous l'avons fait dans nos expériences, par le brome ou par le chlore, est en somme la production d'hémochromogène, Nous pensons que sur cette question un mot d'historique ne sera pas inutile.

Il existe dans Je sang deux matières colorantes : l’oxyhémoglobine et l’hémoglobine. Chacune d'elles, en se dédoublant, fournit un albuminoïde {globine-protéine) et une matière colorante. C’est, pour l'oxyhémoglobine, l'hématine, connue déjà depuis longtemps, et, pour l’hémoglobine, l'hémochromogène.

Stokes, en 1864, traitant une dissolution d'hématine par un réducteur, observa qu’elle prenait une couleur rouge vif et présentait un spectre d'absorption caractéristique. Il donna à cette matière colorante le nom d’hématine réduite.

Ce ne fut que plus tard, en 1870, que Hoppe-Seyler assi-

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