HAS
gna à ce nouveau pigment la place qui lui convenait dans la série des matières colorantes du sang. Il-établit que l'hématine réduite de Stokes était le pigment de l’hémoglobine, et prenait naissance par le dédoublement de celle-ci en présence des acides étendus o1 des bases. Il proposa de remplacer le nom d’hématine réduite par celui d'hémochromogène.
L'hémochromogène fut étudiée aussi par Araki, qui chercha à l'obtenir à l'état cristallisé.
Il faut arriver à Donogany (1892) pour avoir un mode facile d'obtenir des préparations microscopiques d’hémochromogène. Sur la lame porte-objets il dépose une goutte de sang défibriné, ou une goutte d’une dissolution de tache sanguine, et il la traite successivement par une goutte de pyridine et une autre de sulfure d’ammonium. Il obtient ainsi des cristaux d'hémochromogène, même avec du sang qui datait d'un grand nombre d’années.
A l’aide des mêmes réactifs, et en procédant soit avec du sang frais, soit avec du sang desséché, De Dominicis observa également les cristaux d’hémochromogène. Il remarqua que le sang ancien donnait aussi facilement des cristaux, mais que ceux-ci avaient des formes moins parfaites.
Cevidalli, pour obtenir les cristaux d’hémochromogène, se contente d'ajouter une goutte de pyridine à une goutte de sang.
Le docteur Lecha Marzo reproche à ces procédés de donner des cristaux très petits, Sans contours nets, et disparaissant de la préparation au bout de quelques heures. Il propose, pour remédier à ces inconvénients, l'addition d’une solution diode qui, en agissant sur l’hémochromogène, donne des cristaux d’iodo-hématine.
Par cette mème réaction, nous avons essayé d'obtenir, en
ON GET nous servant du chlore et du brome, des cristaux de chloro et de bromo-hématine. Avant d'entrer dans le détail de nos expériences, voyons un peu sur quelles réactions chimiques est basé le procédé.