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PROPOSE PODR
f^ ' Ceci est la reproduction des explications orales données ^ à la Société des compositeurs dans sa séance mensuelle du 29 février 1868;
Avant de livrer son idée au public, l'auteur avait voulu la soumettre à une Société à la fois très-compétenle et trèsamie du progrès. Tant d'yeux exercés devaient apercevoir dans son projet des taches qu'il n'y aurait pas aperçues luimême ; tant d'intelligences fortifiées par l'étude et la pratique incessantes de la musique devaient en saisir du pre^ mier coup les défauts.
Aucune objection n'ayant été opposée à l'auteur au sujet de sa proposition, il croit pouvoir, sans trop de témérité^ la. présenter au jugement du public,
Des fonottons que doivent remplir les olefs.
Quiconque s'est donné la peine de penser un instant au mécanisme de la notation musicale a dû se rendre compte du rôle capital qu'y remplissent les clefs.
Sans les clefs, en effet, la portée n'offre qu^un ensemble de degrés absolument dépourvus de signification précisa ; sans les clefs^ les notes n'ont pas de noms ; sans les clefs, par conséquent) le corps entier de la nolation est comme s'il n'était pas, au moins en ce qui concerne les sons. Quant aux durées, elles sont exprimées par des signes spéciaux, dont il n'y a pas lieu de s'occuper ici.
Lés clefS) leur nom l'iadique assez, d'ailleurs, sont, ou tout au moins devraient être les seuls signes absolus de récriture de l'intonation ; il est trop visible que de la bonté plus ou moins grande de ces lignes dépend le plus ou moins de précision, de clarté et d'efficacité de la notation tout entière. On ne saurait donc trop s'attacher à corriger les défauts du système actuel des clefs, s'il est démontré qu'il en ait. Les signes simples, clairs et bien appropriés à toutes leurs fonctions, sont comme les bons outils : grâce à leur secours, on fait tout vite et on fait tout bien, sans une grande dépense d'attention et presque sans efforts. Avec les chiffres romains^ Archimède luimême n'aurait pu parvenir à faire certaines opérations d'arithmétique, dont les petits enfants des petites écoles viennent à bout, comme en se jouant, au moyen des chiffres arabes; armé seulement d'un canif, l'homme le plus intelligent, le plus adroit et le plus fort de la terre, ne pourrait couper un arbre que le plus lourdaud des rustres a bientôt couché sur le sol à l'aide d'une scie.
Les clefs ont deux fonctions à remplir ; r celle de points de repère. des noms des notes; 2° celle de points de repère des hauteurs de ces mêmes notes. En d'autres termes, elles doivent indiquer,. de la manière la plus précise, non-seulement que la note placée au troisième interligne d'une portée commandée par la clef de sol deuxième ligne est un ut, mais encore, que cet ut appartient à la première
octave aiguë du système général, ou, si Ton veut, du clavier.
Comment le» olefs rempiisseiit la fonction de points de repère des noms
der notes. .
Voyons si, dans Tétait actuel des choses, les clefs remplissent ces deux fonctions indispensables de manière à ne laisser subsister aucun trouble^ aucune incertitude dans rintelligence du lecteur.
En ce qui concerne la fonction de désigner d'une manière précise les noms des notes, les clefs la remplissent d'une manière positive, on va le voir :
Fig. 1. E' ::^2« octave aiguë.
ID GZ\^ octave aiguë.l