SÉANCE DU 24 DÉCEMBRE
cheval (épidémies du Surra), du chien, de l’éléphant domestiqué. En Afrique, où les a découverts dans la maladie provoquée par la mouche tsétsé, et en Europe, dans le sang du rat, du lapin, des oiseaux, de la grenouille.*- r «;1 • •- ■ •• • /• . ’-h:t < *i;T
Personne, semble-t-il, ne les a encore observés chez l'homme; cependant, Laveran (1) remarque que Barron semble avoir trouvé des protozoaires flagellés, de genre indéterminé, du reste, dans le sang d’une femme anémiquei. ; • ■"> • • .
En 1890, à la suite de recherches faites en Algérie sur le parasite dé la malaria, j’ai trouvé, dai»a H aang d’un malade chez.lequel se trouvait le Laverania, conjointement avec lui, où flagellé asse? commun; j’en comptais environ trois par préparation dé 18 millimètres carré® Vers cette époque (Voir Nepveu, Étude sur les Parasites du sai.* chez les paludiques, 21, 1891, in Bulletins et Mémoires delà Société de Biologie), j’ai déjà donné quelques-uns des dessins que javai» recueillis jusqu’alors. J'espérais toujours pouvoir compléter, par une êtud^plus détaillée, ces premières observations ; mais, depuis lors, je n’ai eu
que de très rares occasions de retrouver ce parasite. Je me décide donc à donner les quelques détails qui suivent dans l’espoir d'attirer l'attention des naturalistes et des médecins qui seront à même de compléter ces recherches. - ■
Ce Trypanosome olfre tous les caractères du genre : forme générale d'une membrane incolore homogène, dont un des bords, plus mince, hyalin, est animé de mouvements ondulatoires caractéristiques. Cette membrane porte un noyau et un flagelle mince placé en avant, dont les
ondulations se suivent rapidement. , - *
C’ëst ainsi qu’il se présentait chez Khill (fièvre quotidienne), chez Cabane (fièvre pernicieuse comateuse); chez un troisième malade, Ginestet, j’ai observé des organismes que je crois pouvoir rapporter à ee qu’on a décrit sous le nom de Trvpanomones, forme qui n’est peutêtre qu’une stade d’évolution du Trypanosome. Che^lui, ces organismes étaient munis de deux flagelles à ^îne de leurs extrémités. Labbé a décrit un Trypanomonas de ce genre (2).
Sur plus de deux cents malades, la plupart paludiques, dont j*ai étudié le sang, je n*ai trouvé ces formes diverses que sur six d’entre eux. Trois étaient atteints de fièvre quotidi#nne (Khill, Langevelde, Bichiellij, un du type tierce (Hendrick), deux de fièvre pernicieuse comateuse (Cabane, Ginestet); la VIIe observation portait sur le Dr X..., qui était en bon état apparent de saüté (paludisme larvé).
Chez aucun de ces individus, je n’ai observé de symptômes répondant à cette invasion parasitaire spéciale. Ils étaient presque tous envahis
(I) Laveran. Traité du Paludisme , p. 471, voir note ; Paris, 4898.
- .(2) Labbé. Bulletin de la Société zoologique de France, t. XVI, p. 229.-234, 1891.
V • f yt.