‹ Sur Une Épidémie De Varicelle AnormaleChapitre 22 sur 27 · AD · texte numérisé non relu

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À tion; elles forment une légère saillie à peine perceptible au doigt; les contours peu nets, mais de forme régulière n’offrent-pas une zone de transition brusque avec l'épiderme sain ; ils semblent au contraire se fondre peu à peu avec cet épiderme.

Ces surélévations deviennent plus prononcées à

mesure que la teinte se modifie et 36 heures environ après le début de l’éruption on commence à voir se détacher sur le fond rouge brun une petite - croutelle grisâtre d’épiderme qui desquamme. Encore 24 ou 48 heures et la desquammation est complète; la croutelle grisâtre à la périphérie,plussombre

- presque noire et plus épaisse au centre tombe et la macule sous jacente semble déjà prête à s’effacer, chez quelques enfants, cependant, l’épiderme ne reprend sa coloration normale que longtemps après la chute des squames (obs. 8).

Se présentant avec ces caractères nettement et exclusivement papuleux, une éruption. semblable ne peut être confondue qu'avec deux maladies, la dermite papuleuse et la papule syphilitique.

Voici quelle est la description de la dermite papuleuse, de ce que Parrot appelait l'érythème papuleux.

Elle consiste en saillieslenticulaires très aplatiesou demi sphéroïdales, n'ayant jamais plus deuncentimètre de largeur, violacées vu rouge cerise.Leur centre dont l’épiderme est aminci, plus lisse et plus luisant

à — M — que la périphérie est rarement excorié, suintant, déprimé et circonscrit par une collerette épidermique. Leur distribu lion a quelque chosede caractéristique, étant exclusivement groupés sous forme d'ilots sur 4 régions qu'isoleut certains plis du tégument d'autant plus profonds que les enfants sont plus gros, Ge sont la fesse, la moitié supérieure de la cuisse, sa moitié inférieure el le mollet. Dans chacune de ces régions c'est la partie centrale qui présente les lésions les plus accentuces. Les papules y sont plus larges, plus saillantes et plus nombreuses qu’à la périphérie où, par une décroissance successive elles dégénèrent en simples tâches. Il n’y en a jamais sur la peau des sillons (1), |

Reprenant l'étude de ces lésions. Jacquet complète la description de Parrot et montre que ces papules ne sont pas primilives, mais bien secondaires à un érythème vésiculeux simple qui passe par les transformations suivantes : 1° érythème vésiculeux ; 2 éclatements de ces vésicules, mise à nu du derme ; 3° formations de papules par bourgeonnement dermique. : s

Ce mode d'évolution, s’il est bien observé, permet à lui seul d'éviter la confusion; les papules varicelleuses ne sont jamais précédées de vésicules, mais de tâches, tout comme les éléments éruptifs normaux de la variceile. De plus, leur distribution n’est nullement caractéristique ; on les rencontre

(1) Parrot: Syphylis héréditaire et rachitis. 1886. Page 99.

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indistinciement sur toutes les parties du COFPS ; enfin, il faut noter la présence de celte croutelle plus épaisse au centre qu’à la périphérie que nous. avons vue sur presque toutes les papules chez nos malades el qui n'existe jamais dans l'érvthème papuleux.

Rapprochons maintenant les papules varicelleuses des lésions syphilitiques.

«La papule syphilitique est: caractérisée par sa forme régulière, légèrement convexe, d’une couleur sombre, donnant au doigt une certaine rénitence qui indique l'infiltration dermique, et parfaitement indolore ; après sa disparilion elle laisse souvent une macule (1). » Les dimensions sont à peu près identiques aux papules que nous avons observées; la coloration en est toute différente, Leur surface est rarement recouverte de squame épidermique si -on en exceple la variété papulo-squameuse.

Cette squame ne présente pas à sa partie centrale ce petit épaississement de coloration brune que nous avons signalé dans notre description. La papule syphililique est très souvent entourée d’une collerette périphérique la «Collerette de Biet » due à ce que une pellicule épidermique s’est détachée de la partie centrale de là lésion. Enfin la varicelle dans sa forme papuleuse a une durée toute éphé- à mère, les macules elles-mêmes étant très peu per- | sistantes.

(1) Hällopeau et Leredde,

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