‹ Sur Une Épidémie De Varicelle AnormaleChapitre 23 sur 27 · DES · texte numérisé non relu

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Il est extrèmement rare d'observer une éruption

exclusivement papuleuse, Nous ne pouvons citer que deux observations (HE et VIT où l'examen pra-

tiqué 2 fois par jour ne nous à révélé la présence d'aucune vésicule, encore que dans la seconde (obs. VIII), nous ayons remarqué à la voûte palatine une vésicule à peu près {vpe. Les autres cas nous ont montré qu'à côté de ces papules déjà décrites on trouvait des vésicules, rares il est vrai, mais néanmoins bien caractéristiques. En présence de cet exanthème mixte, il faut pouvoir écarter deux diagnostics qui viennent nalurellement à l'esprit ; ce sont celui d’hyvdroa bulleux et surtout celui de variole bénigne, légère, de varioloïde.

L'hydroa érythémaleux est caractérisé par une éruption polymorphe de tâches rouges surmontées de vésicules ou de-bulles. Cette éruption peut s’accompagner-de fièvre légère, et surtout de phénomènes digestifs, car l'affection n’est souvent qu’un symptôme d'une intoxication alimentaire en médicamenteuse. Les éléments érupüfs ne diffèrent pas sensiblement de ceux de la varicelle, aussi faut-ilse reporter surtout aux signes généraux. La fièvre est . à peu près constante dans, la varicelle, elle maccompagne que rarement l’érythème bulleux.

Les tout jeunes enfants nourris au sein ou au lait stérilisé sont en général indemnes d'intoxication gastro-intestinale ; ils contractent très facilement la varicelle. La durée de cette dernière est beaucoup

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plus courte que celle de l'hydroa qui persiste en. général pendant une quinzaine de jours. Il faut enfin chercher dans les antécédents héréditaires ou personnels-de l'enfant, si quelque tare ne le prédispose pas aux érythèmes polymorphes.

Avant de discuter le diagnostic différentiel de la vario!oide et de la varicelle papulo-vésiculeuse, il nous faut envisager et décrire un symptôme dont nous avons déjè parlé ; c'est le rash scarlatiniforme,

Cette éruption que nous avons rencontrée dans 2 cas (obs. 1 et x) caractérisée par une éruption rose pale de la peau élait surtout marquée sur le tronc, les flancs et les cuisses. LA rougeur n'était pas uniforme ; elle était constituée par un pointillé fin de petits points très rapprochés et qui se détachaient très nettement sur la peau rosée. La coloration, plus marquée sur les cuisses les faisait paraitré uniformément rouges. Les surfaces colorées se trouvaient reliées à la peau saine par une zone de transition à Leintes progressivement décroissantes ; l'empreinte blanche produite par là pression de la main disparait très rapidement.

On ne peut songer à la scarlatine à cause des éléments papuleux et bullenx déjà décrits.Il faut également écarter lhypothèse d’une asssociation de scarlaline et de varicelle. La gorge de nos petits malades ne présente aucun symptôme d’angine ; la révolution très rapide de ce rash sans trace de desquammation suffirait d'autre part à lever le

Moindre doute, Nous pouvons remarquer de plus que, comme l'a fait ohserver Chauffard, la pression linéaire dé l’ongle ne provoque pas l'apparition de la raie blanche scarlatineuse: Il n'existe ni brülures ni démangeaisons.

Ge rash scarlatiniforme s’observe aussi dans la variole avortée, affection qui débute par des symptômes généraux ordinairement graves et présentant beaucoup d’analogies avec ceux que nous avons vu survenir dans nos observations 1 et 10 ; température élevée à 5905, faciès grippé ; troubles digestifs; apparilion de papules et de quelques vésicules atypiques. Ÿ

ÎL faut noter soigneusement le lieu d'élection de cerash ; varicellique, il peut s’étaler indifféremment sur n'importe quel point du corps ; variolique, il est plus principalement localisé à 1a partie sous-ombilicale de l'abdomen, contourne les flancs, gagne les aines el la racine des cuisses ; il'est dit en «caleçon de bain ». Tout ceci n’est d’ailleurs qu'une règle qui souffre beaucoup d’exceptions.

Le rash variolique disparait généralement après deux ou trois jours en passant par les teintes rose, jaune paille, grisàtre et blanc sale (Barthélemw) ; le rash varicellique plus discret disparait en 24 heures et s’efface brusquement.

La variole, même discrète, est précédée d’un fris: son unique, violent et prolongé comme celui de la pneumonie ; de rachialgie dans la moitié des cas,

de céphalagie laneinante très violente, rappelant la céphalagie méningitique, de vomissements presque constants, avec épigastralgie. Le tableau clinique de la varicelle est toujours moins chargé.

Nous insistons encore une fois sur ce fait que

tous ces symplômes que nous venons de décrire,

constatés chez un malade isolé rendent souvent très difficile le diagnostic.

Nous n'avons observé que deux cas de rash scarlatiniforme. En deux mots, rappelons qu'eu cours de la varicelle on peut également voir survénir un rash morbiliforme comme dans le cas de Chauffard, Il existe aussi deux observations de rash -purpurique, celle de Lannois el celle d'Andrevos. Les tàches purpuriques disparaissent lentement, à la facon des ecchymoses ; c'est dailleurs un rash qui ne se trouve que dans la varicelle hémorragique. Enfin on a cité deux cas dans lesquels:il fut polvmorphe ; scarlalineux et purpurique, dans celui de Baader, morbilliforme au membre supérienr, roséoliforme à la partie antérieure du lronc, scarlatiniforme aux meinbres inférieurs el sur l'abdomen dans celui de Lorrain.

Nous n'insistorons pas non plus sur les complicalions que nous avons vues et qu'on trouve décrites dans nos obse.vations ; il est surtout intéressant de les signaler, elles ne présentent pas de ca: ractères particuliers,

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