Sur Une Fleur Semi-Double De Nægelia
d’autres Pennisetum lui avait révélé ce caractère chez le P. longistylum Iloclist. Quant à la protérogynie, M. Hackel l’avait déjà remarquée chez le P. japonicum Trinn. où elle est aussi des plus manifestes.
En attendant qu’une étude organique vienne donner des renseignements plus précis, je pense qu’il est naturel d’admettre que dans le genre Pennisetum les deux styles sont susceptibles de se souder dans toute leur longueur, et que, dans les espèces astigmate unique, on se trouve en présence de deux stigmates connés. En un mol, dans ce genre, les deux styles peuvent être libres ou plus ou moins connés, ou bien les deux styles et les deux stigmates peuvent être adhérents sur toute leur longueur. La diagnose du genre doit mentionner ce caractère ; faute de le faire, elle ne s’appliquerait pas à tout le défini. Elle doit alors être ainsi modifiée en ce qui concerne le pistil : « Styli a basi distincti, vel breviter, vel aile, vel » omnino connati, stigmate unico vel stigmatibus, etc. »
M. Malinvaud donne lecture d’une élude intitulée : Noie sur le travail iconographique de M. le capitaine Lucand , par M. Fenilleaubois (1).
M. Gaston Bonnier lit la première partie d’un travail qui a pour titre (2) : Idées nouvelles sur la fermentation , par M. Cocardas.
M. Duchartre fait la communication suivante :
SUR UNE FLEUR SEMI-DOUBLE DE NÆGELIA, par M. P. KIJCIIARTRU.
Le passage des fleurs pourvues d’une corolle gamopétale à l’état semidouble ou double est dû, tantôt à la formation de pétales supplémentaires à l’intérieur de la corolle normale; tantôt et plus souvent à la multiplication de la corolle, qui devient alors double, triple ou même multiple ; tantôt enfin, et c’est le cas le plus rare, à la formation d’une corolle supplémentaire en dehors de la corolle normale. D’après le relevé des faits de ce genre observés jusqu’à ce jour qui a été présenté par M. Masters (Maxwell T.) dans sa Vegetable Teratology (p. 449 et suiv.), on n'a vu de pareilles productions extérieures à la corolle normale que chez une Azalée de l’Inde et dans une variété cultivée de Gloxinia, qui a présenté en outre cette particularité remarquable qu’elle produisait d’abord des pétales distincts et séparés, alternes (d’après la figure) aux lobes de la corolle normale, et que la culture l’a amenée plus tard à donner, à la
(1) La commission du Bulletin a décidé que cet article serait inséré dans la Revue bibliographique.
(2) Voyez la séance du 11 janvier 1884.