‹ Sur Une Fleur Semi-Double De NægeliaChapitre 3 sur 4 · SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE · texte numérisé non relu

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longueur par leur face externe. Un pareil renversement île la corolle surajoutée paraissait exister aussi dans VAzalea cité par M. Masters, peut-être également dans la première forme du Gloxinia observé par M. Ed. Morren et mentionné, après lui, par le savant anglais. On pourrait donc supposer que c’est là un fait général dans les corolles surajoutées extérieurement ; mais, dans ces deux derniers cas, les pétales surajoutés ne tenaient à la corolle gamopétale que par leur extrême base, tandis que, dans le Nægelia Madame Heine, ils sont soudés avec elle sur les deux tiers environ ite leur longueur totale.

Quant à l’explication qu’on pourrait donner de ce genre de production anormale, elle me semble peu facile. M. Masters est porté à y voir le résultat d’une émanation, ou, comme il ledit, d’une ènation de la corolle normale; mais l’alternance des cinq pétales externes avec la corolle normale, et leur soudure avec celle-ci sur les lignes qui aboutissent à ses sinus, me semblent faire naître une difficulté pour l’admission de cette hypothèse; à moins qu’on n’njoule que ce sont les bords des pétales normaux qui, se reployant en dehors, ont formé les pétales externes, et qui, par suite, se sont comportés, dans le verticille corollin et de dedans en dehors, comme il est admis que le font les feuilles carpellaires, dans les ovaires à placentation axile, pour former les placentas. Hypothèse pour hypothèse, celle-ci ne me semblerait pas plus hardie que la première.

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