‹ Sur une forme appendiculaire de la maladie de BouillaudChapitre 14 sur 17 · HT RD · texte numérisé non relu

HT RD

cite caractérisée par l'absence de vomissements, de contracture musculaire nette, il sera utile de temporiser, ne serait-ce que quelques heures. On pourra ainsi assister parfois à la régression des phénomènes abdominaux. Devant leur persistance, on interviendra chirurgicalement, dans les premières 24 heures.

Un autre fait doit attirer notre attention. Jamais au cours de ces « fausses appendicites », selon le terme de GRENET, l’intervention n’a eu de suites fâcheuses. L'opération fait cesser immédiatement les douleurs et permet de se rendre compte exactement de ce qui se passe derrière ce drame abdominal.

Est-il possible, en présence de ces syndromes pseudo: appendiculaires, de discuter le diagnostic même d’appendicite ? st

Chez l'enfant, si la réaction péritonéale est diffuse sans localisation nette, la première des choses à laquelle on pensera, sera la péritonite à pneumocoque. Nous avons vu porter ce diagnostic au sujet de l'enfant cité dans l'observation de LESNÉ et Launay. La temporisation est alors de règle et les jours suivants, on assiste à la rétrocession des signes abdominaux, pendant que l'infection rhumatismale va mordre les articulations ou se localiser au cœur.

Le syndrome douloureux abdominal peut se rencontrer à l'invasion des maladies infectieuses. HUTINEL le signale à la période d’invasion de la rougeole, KAUFMAN\, de la scarlatine, NOBECOURT dans la pneumonie et les pneumococcies.

Chez la femme, le diagnostic se discute avec les aîfections génitales, en particulier les annexites. Chez l'adulte, parfois on hésite sur une péritonite aiguë d’origine intestinale, appendiculaire, vésiculaire même. Mais dans ces cas, la contracture est plus franche, les vomissements sont abon-

dants, l'arrêt des matières et des gaz plus absolu.

Page 1