‹ Sur une Forme de Splénopathie cirrhogèneChapitre 12 sur 29 · FORMULE SANGUINE · texte numérisé non relu

FORMULE SANGUINE

19 Série rouge.

En dehors des périodes hémorragiques et à condition quecelles-ce1 ne soient pas trop rapprochées, on n’observe pas d’anémie importante. Voici la moyenne des chiffres trouvés chez les malades en dehors des périodes hémorragiques :

(DORA CIRE A et rentre ESS 4.100.000 G. R OBS NOIR A MSN TRE TER Ne 3.800.000 G. R (DIPSMNO TS ASS A RENTE On RASE RE UNS 3.600.000 G. R CDS OM EL RE UN PR AN NN! 4.200.000 G. R DS NORD ANNE DE TP PTE EN 4.100.000 G. R.

OST O DEP AT CAE tn EE TON e 3.800.000 G. R.

Obs. CarnoT, Harvier et Carozr .. 4.900.000 G. R. Obs. LAIGNEL-LAVASTINE n9 2 ,:.... 3.800.000 G. R OBS ANMATSONANOP AN ATTESMNTRE EMAL 4.000.000 G. R DD MODCRE ETIENNE APR ME 3.000.000 G. R Obs. FiessiNGer et MessimY ...... 4.500.000 G. R

Le diamètre moyen des hématies est normal (entre Aer uit).

Qualitativement les hématies sont normales.

Le taux de l’hémoglobine est aussi normal ou subnormal.

Bien entendu les hémorragies abondantes entraînent une anémie plus ou moins intense qui peut descendre

au voisinage de 1.000.000 d’hématies, mais qui se ré-

pare ensuite avec rapidité. Quand les hémorragies se rapprochent, l’anémie devient stable et importante et elle est accompagnée de son cortège habituel de pâleur, d’essoufflement, de tachycardie, d’hypotension et d’œdème.

En somme, en dehors de l’anémie due aux pertes de sang, la cirrhose hypertrophique anictérique ne comporte qu’une anémie très modérée, aux environs de

63 LA CIRRHOSE HYPERTROPHIQUE ANICTÉRIQUE

4 millions ou 3 millions cinq cent mille globules rouges ou même pas d’anémie du tout.

Nous avons fait cependant chez un de nos malades (obs. 4) une curieuse constation : pendant les 14 mois qui précédèrent la splénectomie et que nous pûmes l’observer régulièrement, il eut de très grandes hémorragies intestinales. Grâce aux transfusions, au fer, aux extraits de foie et d'estomac, il parvint chaque fois à rétablir une globulie normale, aux environs de 4.500.000. Or, à deux reprises, l’hémorragie fut précédée pendant trois jours d’un état de pâleur intense avec décoloration des conjonctives et d’une déglobulisation subite de près de 1.000.000. Le malade allait régulièrement à la selle une ou deux fois par Jour ; les matières ne contenaient pas trace de sang. Ce n’est que le quatrième Jour que l’hémorragie apparaissait, toujours violente et abondante. Cette poussée d’anémie aiguë, subite, inexplhicable, se produisit une troisième fois la veille de la splénectomie : de 3.400.000, le taux des hématies tomba brusquement à 1.800.000 et e’est cet incident qui nous fit décider immédiatement la splénectomie. Cette fois hémorragie ne se produisit pas. L'existence de ces crises prémonitoires de l’hémorragte que nous n'avons, il est vrai, remarquée que chez ce malade, est d’autant plus curieuse qu’elle tendrait à faire admettre l’intervention d’un processus actif d’hémolyse d’origine vraisemblablement splénique et que nous n’en avons cependant retrouvé aucune trace ni par l'examen du sang (résistance globulaire normale, birubinémie invariable), n1 par l’examen des urines (pas d'augmentation de l’urobilinurie), m1 par l’examen des coupes de rate ou de foie (absence de sidérose et de surcharge hémoglobinique).

SYMPTOMATOLOGIE 69

20 Série blanche.

À cet égard tous nos malades ne sont pas superposables et nous devons en distinguer deux groupes :

— La majorité d’entre eux présente de l’hyperleucocytose modérée avec hyperpolynucléose neutrophile également modérée. Voici les chiffres moyens trouvés’:

CPS AD TRE E ere A nete JR Ta L TT 11.000 G. B ODA ET RE RSR LE AR re 9.000 G. B ODS MONS TAUPE DR An ne LE CR 14.000 G. B GDS no PR UE EP Le ART 7.200 G. B DDS TOME NES RU Ale ne LL 1200 CAB Obs. LAIGNEL-LAVASTINE, n0240 4 7.600 G. B ObSAPATENSE-PANVASEINE MOTS 13.600 G. B ODSEMRISON NO IPS ME RER Per 7.000 G. B DOS NTIC ON: D 0 NI) ER ER IE Re 10.000 G. B

Il s’agit en somme là de la formule blanche que l’on trouve dans la majorité des cirrhoses atrophiques ou hypertrophiques

— Mais dans 4 autres observations, nous notons au contraire de la leucopénie, mais sans neutropénie et même avec neutrophilie modérée :

GB: Poly.-neutro %.

OBS RTL Del een 3.600 78 ODSANORG EURE A RES 2.800 69 ODSRLTOUCIC AP MEME 3.450 80 ODSRIRESINCER ERP 3.700 60

Dans l’observation n° 6, nous avons pu apprécier la stabilité de cette leucopénie. La malade a présenté en effet trois poussées successives d’érysipèle de la face de juin à novembre 1934 ; toutes furent des poussées aiguës hautement fébriles (T. à 409) et auraient dû comporter, comme c’est l'habitude, une très forte hyperleucocytose aux environs de 20.000 avec grosse hyperpolynucléose neutrophile. Il n’en fut rien. Le chiee des leucocytes ne dépassa pas 8.000 par millimètre

70 LA CIRRHOSE HYPERTROPHIQUE ANICTÉRIQUE

cube et même se maintint habituellement aux alentours de 4 à 5.000 sans grosse modification du pourcentage leucocytaire. Dans l'intervalle des poussées érysipélateuses, le taux retombait aux alentours de 3.000 par millimètre cube.

Cette leucopénie est à rapprocher de celle que l’on observe dans la maladie de Banti. Mais elle ne comporte pas neutropénie comme c’est la règle dans cette dernière maladie.

Nous ne pensons pas qu’il faille attribuer une grosse importance à ces dissemblances dans la formule blanche bien que celles-ei ne soient pas sans intérêt. Les observations nous manquent pour apprécier leur signification.

Peut-être correspondent-elles comme dans la maladie de Banti, à des stades différents dans l’évolution. Signalons à cet égard que,dans l’observation de Car- NOT, Harvier et CARoLr, on assiste à une transformation de la formule blanche qui, normale au début, incline par la suite vers une leucopénie accentuée sans neutropénie.

RÉSISTANCE GLOBULAIRE. — Elle est toujours normale, aussi bien avec le sang total qu'avec des hématies déplasmatisées.

Hémaries GRANULEUSES. — Celles-ci sont toujours en nombre normal, sauf après les hémorragies où on observe une crise réticulocytaire franche (12 à 30 Wa

En somme, chez aucun de nos malades, nous n’avons pu mettre en évidence de stigmates nets d’hémolyse.

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