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ans. Cette disparition s'explique soit par l'atrophie de l'amygdale pharyngienne à cet âge, soit par l'élargissement de la cavité naso-pharyngienne qui se produit également à cette époque de la vie (D'Espine et Picot).
On a décrit deux formes à l'hypertrophie de l’'amygdale pharyngée, l'une diffuse, particulière aux adultes, l’autre circonscrite, plus spéciale à l'enfance, et qui seule nous intéresse. Dans cette forme, l'amygdale se développe de haut en bas, occupant toujours le même point d'implantation sur la ligne médiane du pharynxnasal,au contraire de l'amygdale palatine, dont l’hypertrophie est toujours latérale. Elle trouve devant elle le cavum pharyngien, libre et béant, et flotte libremeut à son intérieur « poussant les végétations, qui lui donnent l'aspect lobé » (1).
Dans cette seconde forme, il est possible de distinguer deux cas : l’un, le plus fréquent, où les végétations adénoïdes sont grosses, presque oblitérantes ; l’autre, au contraire, où elles sont petites, lobulées, et n'amènent pour ainsi dire pas de phénomènes de compression. |
Le premier cas sera, dès l’abord du malade, assez facile à différencier du second par ses symptômes assez particuliers. On trouvera .en effet des phénomènes d'obstruction portant sur la respiration nasale, sur la ventilation de l'oreille par la trompe d’Eustache, sur le renforcement des sons laryngés par la cavité nasale, se traduisant par du ronflementla
(1) E. Wairs : Précis de médecine infantile, 1r° édit., p.274,
Lots, ar ads
nuit (obs. I), de la dyspnée paroxystique, par ce fait que l'enfant garde généralement sa bouche ouverte, par des troubles variables del’audition, parla faiblesse et le ton sourd de la voix. On trouvera encore fréquemment des phénomènes inflammatoires dont les végétations adénoïdes sont l’origine, qui sont propagés au nez (coryza p. ex.), aux oreilles, au larynx, ou aux bronches, et même aux poumons; ce qui fait qu'au point de vue des respirations possibles l’'adénoïdien peut être comparé à un trachéotomisé (Weil).
Le deuxième cas, celui où les végétations sont petites, non oblitérantes, sera caractérisé d’une part par le peu d'intensité ou l'absence même des signes précédents, d'autre part, par l’intensité fréquente de symptômes à distance (qu'on peut à fortiori trouver dans le premier cas), revêtant généralement la forme de réflexes protéiformes, qui semblent parfois fort éloignés, égarant souvent le diagnostic plus qu'ils ne l’aident. Parmi ces phénomènes nerveux, on remarque une toux quinteuse, nocturne, périodique, se reproduisant aux mêmes heures, diminuant le jour; des accès d'asthme, de l’agitation, du somnambulisme, des terreurs nocturnes. Quelquefois même, on a signalé de l'épilepsie, des convulsions, de l'incontinence urinaire. Ces phénomènes sont dus soit à des actions réflexes, soit à un commencement d’asphyxie, soit à des sécrétions excitant le pharynx et la glotte (Weill). “a
C'est parmi ces phénomènes nerveux à distance que vient se placer le spasme de la glotte, quinest
le plus souvent qu’une simple complication des végétations adénoïdes du nasopharynx citées précédemment.
De plus, chez le nourrisson, et c'est précisément cet âge de la vie qui nous imtéresse, les phénomènes d’oblitération sont souvent plus marqués, l’alimentation et la tétée sont fort gênées, et il peut en résulter une sorte d’athrepsie..
M. le professeur Weill, dans un article encore sous presse, consacré au spasme glottique, constate que «les végétations adénoïdes donnent lieu à des phénomènes delaryngisme bien connus. Chez le nourrisson, dit-il, elles déterminent la nuit du ronflement, de l'agitation, et des réveils avec suffocation. Le jour, les accès de laryngisme se produisent à l’occasion de la tétée, qui est, par ce fait, souvent interrompue. Ce sont là les formes apparentes de l’adénoïdisme pharyngé. Mais il existe aussi des cas, et la plupart des spasmes que j'ai observés rentrent dans cette catégorie, où la seule manifestation observée est le spasme du larynx, sans ronflement, sans signes d'obstruction nasale. Il s'agit de petites végétations qui ne sont pas oblitérantes. »
Et ces végétations adénoïdes sont tellement fréquentes chez le nourrisson (quoi qu'en pensent certains auteurs, malgré la statistique de Chaumier), que lorsqu à la clinique des maladies des enfants, se présente un enfant atteint de spasme glottique sans concomitance d'autre affection de l'appareil respiratoire, c'est-à-dire atteint de spasme dit « idiopathique », M. le professeur Weil}, depuis plusieurs
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années, explore systématiquement son cavum pharyngien, et à chaque fois, la piñce de Ruault ramène quelques débris adénoïdiens. |
Il suffit généralement de quelques séances opératoires pour obtenir la guérison de l'enfant, ainsi qu'en témoignent un certain nombre des observations qui vont suivre.