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comme en Allemagne, en Autriche, en Angleterre, beaucoup de tétanies et de spasmes de la glotte, les deux affections se confondent souvent ; en admettant d’ailleurs, avec Comby et Ranke (de Munich) que la fréquence des accidents convulsifs varie avec les pays (Oddo). « Assurément la tétanie classique se complique parfois de laryngospasme ; mais on ne peut nier non plus que cette affection se montre indépendamment de la tétanie ; c'est ce qui ressort de la plupart des travaux français et de mes propres travaux. » (Weill.) Et en effet, sur les 10 observations de tétanie que nous avons trouvées dans les 9.000 observations que M. le professeur Weill a eu l’amabilité de mettre à notre disposition, nous n'avons trouvé qu'une fois le spasme glottique, et encore n était-il que de faible intensité.
Il existe. assurément bien d'autres causes du spasme de la glotte dit « essentiel »,que nous passerons sous silence. Cependant il en est une quin'a pas été signalée comme elle le mérite. Nous voulons parler des végétations adénoïdes du pharynx nasal, auxquelle personne jusqu'ici, ou à peu près, n'a prêté attention, et qui ont avec le spasme glottique des rapports de cause à effet extrêmement importants ainsi que nous allons tenter de le prouver dans le chapitre suivant.
Les végétations adénoïdes et le spasme glottique.
Les végétations adénoïdes du pharynx nasal ne . sont autre chose qu'une angine chronique dont le siège est le tissu lymphoïde placé à la partie supérieure de l'anneau lymphatique décrit par Waldeyer dans l'arrière-cavité buccale, et plus particulièrement l’'amygdale de Luschka.
L'effet immédiat de cette angine est de déterminer une hypertrophie parfois énorme de cet amas folliculaire, étalé sur la voûte pharyngée, qui s'étend d'un orifice à l’autre des trompes d'Eustache, auquel il envoie d’ailleurs un prolongement latéral connu sous le nom d'amygdale tubaire. Ces végétations adénoïdes se trouvent donc placées exactement en regard de l’orifice postérieur des fosses nasales, des choanes.
Les végétations adénoïdes peuvent s’observer depuis la naissance jusqu’à l’âge adulte. Ruault (1) estime que c'est de trois à six ans qu'elles sont le plus fréquentes.
(4) Ruauzr : In Traité de médecine Charcot, Bouchard, etc., t. IV. 2° édit., p: 124.
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D'Espine et Picot (1) pensent au contraire que le maximum de fréquence a lieu vers sept à huit ans, ct d’après ces auteurs, il est fort rare de les rencontrer avant quatre ans. Cette affection in’est point si rare chez les tout jeunes enfants que le croient ces auteurs. Elle est même assez fréquente chez le nourrisson, témoin cette statistique de Chaumier (2), qui sur 232 cas en a observé 26 dans la première année :
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Lubet-Barbon en a encore publié trois observations concernant des enfants dont l’âge variait entre trois et six mois.
Les végétations adénoïdes disparaissent au moment où apparaît l'adolescence. Et bien que Ruault ait trouvé un cas où le sujet avait quarante-sept ans, et Gouguenheim un autre où il avait soixante-cinq ans, la règleest de les voir disparaître après quatorze
(4) D’Esrne et Picor : Loc. cit. à
(2) Caaumier : Mémoire présenté à l’Académie de médecine (cité dans le rapport d’Ollivier), Revue mensuelle des maladies de l'enfance, 1891, p. 174.