‹ Sur une forme particulière du spasme de la glotteChapitre 18 sur 19 · LEEDS · texte numérisé non relu

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déformations caractéristiques, ni aucune des autres conséquences de cette affection, à part celle qui nous l'amène ? Il est certain que si cette étiologie avait été recherchée systématiquement par les observateurs dans tous les cas similaires, on l’eût trouvée un nombre considérable de fois, peut-être même toujours,

Malheureusement pour rechercher les végétations adénoïdes chez le nourrisson, le toucher naso-pharyngien, la rhinoscopie antérieure, et surtout la rhinoscopie postérieure, ne sont pas applicables chez les jeunes enfants. En effet, on éprouverait une difficulté énorme pour faire pénétrer un doigt dans la bouche trop petite du nourrisson et pour franchir la sangle postérieure trop étroite; le petit doigt seul pourrait y arriver, or il est malhabile. D'ailleurs ce toucher est déjà difficile chez l’adulte. La rhinoscopie postérieure, relativement facile chez ce dernier, qui peut vaincre ou du moins atténuer la défense de ses réflexes, est impraticable au-dessous de six à sept ans, en raison de cette même défense. De plus elle ne renseigne qu'insuffisamment sur le volume des végétations qui sont généralement montrées trop petites. Aussi, pour faire le diagnostic chez le nourrisson, est-il plus simple et plus facile d'introduire d'emblée la pince dans le pharynx nasal, pince qui ramènera tout ou partie du corps du délit, ce qui constituera à la fois le diagnostic et le traitement. |

Quant à la facon dont agissent les végétations adénoïdes pour déterminer le spasme, on peut

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l'expliquer de plusieurs facons. D'abord ces végétations peuvent produire, par un effleurement de la muqueuse, une excitation mécanique des rameaux terminaux du laryngé supérieur ou durécurrent. Enfin la compression de ces mêmes rameaux, si elle est légère, comme dans notre cas, peut amener des contractions toniques et cloniques des cordes vocales correspondantes, dont le laryngospasme sera le résultat.

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