Benzène
Nous avons répété les essais de FRANKLAND & FARMER et avons pu nous convaincre que le peroxyde d'azote était sans action sur le benzène: Nous avons maintenu en contact dans des tubes scellés un mélange de 5 grammes de benzène et de 20 grammes de peroxyde d'azote:
ces tubes ont été ouverts après 6, 10 et 16 mois, nous n'avons constaté aucun, dégagement gazeux et avons séparé par distillation fractionnée le peroxyde d'azote et le benzène inaltérés. Le ballon dans lequel nous avons opéré la dis-
tillation dégageait une très faible odeur de nitro-benzène.
Nous avons fait passer un courant de vapeur de Peroxyde d'azote dans du benzène maintenu en ébullition au
réfrigérant ascendant. Nous avons maintenu l’ébullition pendant dix heures consécutives et avons pu constater qu’il n'y avait aucune réaction. Après l’opération le benzène était
5 retrouvé inaltéré. Le ballon dégageait comme dans le cas précédent une très faible odeur de nitro-benzène. Ces traces de dérivé nitrés s'étaient formées par suite de la présence dans les appareils ou les produits mis en œuvre de traces
d'acide nitrique ou d'eau que nous n'avions pu éliminer
complètement malgré les précautions prises. En effet le fait simplement de transvaser du peroxyde d'azote à l’air humide
suffit à introduire des traces d'acide nitrique.
Par contre nous avons transformé intégralement le
benzène en nitro-benzène par l’action du peroxyde d’azote ; et de l’oxygène comprimé en présence d’une trace d'humi-
$ dité.
Dans un
Pete
tube de verre muni d’un robinet comme ceux
que nous avons décrits dans les pages précédentes, nous
avons introduit le mélange suivant:
et ®
Peroxyde d’azote 22 grammes.
Benzène 9 grammes.
Eau
1 goutte.
Le mélange fait dans ces proportions n est pas explosif.
On commence par introduire au moyen d'un tube de verre effilé les 22 grammes de peroxyde d'azote, puis par le mêmé moyen 5 grammes de Pazote pur additionné d'u une goutte d’eau.
L'appareil est alors mis en communication avec le tube d'oxygène comprimé par l’intermédiaire d’un raccord plat rodé en verre et de la pince qui ont été décrits plus haut.
L'oxygène est introduit sous une pression de 3 à 3,5 kilogs.
On agite ensuite le tube de temps en temps.
Le mélange vert à l’origine prend rapidement une teinte rouge foncé. En même temps on observe que la réaction est accompagnée d'un dégagement de chaleur assez sensible, et l'absorption de l'oxygène est très rapide, au bout d’une demi-heure de contact on réintro-
duit de nouveau de l'oxygène de facon à maintenir la pression aux environs de 3 kilogs à 8 kilogs 5.
On observe que la couleur du mélange devient de plus en plus foncée et presque noire.
Trois heures après la mise en marche de l'opération on introduit à nouveau de l'oxygène pour ramener:la pression à 3 kilogs 5 environ.
Après 35 heures de contact, la nitration est terminée,
la coloration
presque noire du mélange est devenue peu à