CONCLUSION
Nous résumerons ainsiles résultats quele présent travail nous a permis d'établir ou de confirmer ;
Nous sommes partis de cette idée que si le procédé de récupération des oxydes d'azote par le froid se développe industriellement, le peroxyde d'azote peut devenir dans certaines usines la matière première de la fabrication de l’acide nitrique concentré. Dans ces conditions nous avons recherché s’il n’était pas possible de réaliser certaines nitrations de corps organiques par l'emploi du peroxyde sans passer par sa transformation au cours d’une opération séparée en acide nitrique.
Nous avons vérifié que certains corps étaient susceptibles de donner par l’action directe à froid du peroxyde d'azote des dérivés nitrés : le phénol donne du dinitrophénol, la naphtaline de l’#-mononitronaphtaline, l'acide salicylique de l'acide 5-nitrosalicylique, le naphtol du dinitronaphtol, l’alizarine de la di-nitroalizarine.
Nous avons vérifié d'autre part que la benzine,le toluène, le chlorobenzène, etc., n'étaient pas modifiés par l’action du peroxyde seul. Nous avons de même constaté qu’il pouvait rester en contact sans élever leur degré de nitration avec le dinitrophénol, le nitroanisol, l'acide 5-nitrosalicylhique, l’a-nitronaphtaline etc.,
Nous avons imaginé une méthode nouvelle qui consiste à mettre le corps à nitrer et le peroxyde d'azote en présence d'oxygène comprimé et d’une trace d’eau.
Dans ces conditions et spécialement en présence d'un excès de peroxyde d'azote nous avons obtenu la transformation de la benzine en nitrobenzine, du toluène en nitrotoluène, du chlorobenzène en ortho et parachloronitrobenzène du bromobenzène en parabromonitrobenzène. Nous avons pu transformer la naphtaline intégralement en dinitro-
naphtaline, le dinitrophénol en acide picrique, les dinitrocrésols en trinitrocrésols, la résorcine en trinitrorésorcine. Enfin, nous avons vérifié la transformation de l’anthracène en anthraquinone et constaté la transformation de l'acide 5-nitrosalicylique en acide picrique.
La plupart de ces réactions donnent des rendements élevés.
En résumé nous avons constaté que dans la plupart des cas l’action du peroxyde d'azote en présence d'oxygène comprimé et d’une trace d'eau sur le corps à nitrer était comparable à celle de l'acide nitrique à haute concentration avec toutefois, dans certains cas, une tendance un peu plus marquée des réactions secondaires d’oxydation. Toutefois cet nconvénient est considérablement réduit si l’on prend la précaution de maintenir à basse température les corps en réaction.
LucIEN PERRUCHE