‹ Sur une méthode nouvelle de nitration directe par le peroxyde d'azoteChapitre 6 sur 18 · N0 FO +EO0—=2N0H · texte numérisé non relu

N0 FO +EO0—=2N0H

Cet acide naissant réagit sur le corps à nitrer en donnant un dérivé nitré et de l’eau qui décompose à son tour une nouvelle quantité de peroxyde d'azote et donne de l'acide nitrique. Le cycle de réaction recommence jusqu’à ce que l’on obtienne finalement un mélange de dérivé nitré et d'acide nitrique correspondant à l'eau libérée par la nitration et de peroxyde d'azote en excès.

On peut alors soit séparer le dérivé nitré par une méthode appropriée, soit utiliser le mélange de dérivé nitré et d'acide nitrique pour la formation des polynitrés, par

exemple par addition d’acide sulfurique au mélange tel

qu'il existe.

C'est ainsi que si l’on traite de la benzine par du peroxyde d'azote il n’y aura aucune réaction, même si l’on opère à chaud en faisant passer dans de la benzine bouillante chauffée au réfrigérant ascendant un courant de peroxyde d'azote gazeux, la benzine ainsi traitée n'entre pas en réaction. Elle redistille à point fixe en ne laissant au fond du ballon qu'un résidu excessivement faible présentant l'odeur de nitro-benzine.

Si on met en contact en tube scellé de la benzine et du peroxyde d'azote pendant plusieurs mois, on retrouve le carbure inaltéré.

Le même essai effectué avec du toluène montre égale-

A Es

ment que ce carbure est inattaqué. Cela d’ailleurs ne fait que confirmer ce qui avait été annoncé par Frankland et Farmer (1).

Si, au contraire, on traite la benzine par un excès de peroxyde d'azote et en présence d'oxygène comprimé on la transforme intégralement en nitro-benzine.

L’appareillage un peu spécial qui a été utilisé pour ces recherches est décrit dans les pages suivantes.

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