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On voit qu’elle est inférieure à la charge q,, calculée lors de la première étincelle (voir Deuxième partie, III A), pour une même charge Q, c’est-à-dire pour la même tension U. Cela signifie que la tension en A sera maintenant plus faible
et que l’ionisation ne se produira pas forcément à la seconde étincelle lorsqu'elle s’est produite à la première. Le schéma de la figure 13 et son équivalent (fig. 13 bis où les
: PRUNRE
D /g°- Lu st 7-4)
NCATATE)
Fig. 12 bis. — Schéma relatif à la deuxième étincelle ; A est non ionisé.
polarités sont toutes comptées dans le même sens), se rappor-
- tent au cas où la tension U est suflisamment élevée pour
déclencher en A l’ionisation à la deuxième étincelle. Il est alors évident que cette ionisation va augmenter la charge de I. D'ailleurs, on le démontre facilement en évaluant d’abord g'’, charge cédée par C, d’après l’équation
Gide qg”
MAR Tr HS pour prouver ensuite que g''—q, accroissement de la charge de I, est bien positif. Dès lors, il est inutile de calcuier la tension qui siègera en À lors de l’égalisation des potentiels aux extrémités de R. On peut être certain que celle tension, dépendant de la charge de I, sera supérieure à ce qu’elle était après la première étincelle. En résumé, la deuxième élincelle fait augmenter le champ excitateur, pourvu que cette étincelle produise encore l’ionisation dans l’entreverre et en excluant bien entendu le cas où ce champ atteint d’emblée
‘sa valeur critique dès la première élincelle.
E. Généralisation. Effet de la n'eme étincelle. — Il est évident (mais on peut le démontrer) que la ni°me étincelle augmente la charge de l’inducteur et par conséquent le champ excitateur, pourvu que À soit ionisé lors de celle élincelle.
Dans le cas où la longueur des étincelles est progressivement augmentée, la question se pose de déterminer quelle doit être
D qq)
ÎC (Q-g") l(q,-q,+q")
Fig. 13 bis. — Schéma relatif à la deuxième étincelle ; A est ionisé.
bee
la valeur indispensable Un de la tension sous laquelle doit éclater la dernière étincelle pour que les inducteurs soient complètement chargés. La recherche de Un devant être faite en toute ignorance de la charge antérieure de l’inducteur, il faut se placer dans le cas le plus défavorable où ce dernier
C (Om) +
Fig. 14. — Schéma concernant une polarité invariable. Avant la n'eme étincelle.
a été presque complètement chargé lors de l’avant-dernière étincelle.
Compte tenu de la difficulté croissante de l’ionisation au fur et à mesure de la cumulation des charges inductrices, on'aura pour Um une valeur suffisante en considérant qu’une étincelle produite sous cette tension est capable d’ioniser A lorsque l’inducteur est déjà complètement chargé. Or, l’inducteur est complètement chargé lorsque, pendant la rotation du plateau le champ dans l’entreverre est voisin de sa valeur critique, c’est-à-dire lorsque la tension au condensateur élémentaire A est voisine de v,, ou encore lorsque A porte la charge q, = Au, selon la figure 14. Soit qm la charge correspondante de I pendant la rotation du plateau, on a, en écrivant que la tension de I équilibre la somme des tensions des condensateurs D et A porteurs de la même charge q