‹ Sur Une Nouvelle Menthe HybrideChapitre 2 sur 2 · SÉANCE DU 11 MARS · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 11 MARS

du porte-pollen. Cette observation convient parfaitement à notre Mentha Amblardii , dont le porte-pollen n’est pas encore exactement connu.

Celui-ci diffère du M. rotundifolio X hirsuta Timb. par ses tiges couchées-redressées, simples ou peu nombreuses à sa base, de moitié moins élevées et non rameuses au sommet, par des feuilles ovalesarrondies, ou ovales-allongées, moins hérissées, non bosselées et à peine cendrées en dessous, à dents plus irrégulières, appliquées, non étalées ; par ses épis floraux moins serrés, avec un seul verticille inférieur, par ses calices à divisions aiguës, par ses étamines incluses, etc. Il diffère aussi du M. silvestris X hirsuta par l’aspect moins soyeux de la surface des feuilles, celles-ci à dents plus irrégulières; par ses épis simples, moins allongés, plus serrés, aigus au sommet, à verticilles non interrompus, etc.

Comme celte Menthe est pourvue à sa base de nombreux stolons radicants, cette circonstance me permettra peut-être en septembre prochain d’en récolter un certain nombre d’échantillons destinés aux Mentliœ exsiccatœ prœsertimgallicœ, et qui serviront à éclaircir, mieux que je ne le fais aujourd’hui, la parenté de notre M. Amblardii, mais dont le nom restera acquis à cet hybride intéressant.

M. Malinvaud dit qu’autant qu’il lui est permis d’émettre un avis sur le Menlha Amblardii Debx d’après l’unique échantillon qu’il a reçu par la poste, il rapproche cet hybride du M. rotundifoliohirsuta Timbal-Lagrave (Malvd Mentira exsicc. n°26) dont il ne lui paraît différer que par ses étamines incluses, et non exsertes comme dans la plante de Timbal.

M. G. Camus, secrétaire, donne lecture de la Note suivante :

SUR LA CONSERVATION DES HERBIERS, par 11. Alfred l'HAIlFHT.

Dans une Note (1) relative à l’emploi du bichlorure de mercure seul ou combiné au chlorhydrate d’ammoniaque pour la conservation des plantes d’herbier, notre distingué confrère, M. Malinvaud, rappelle que, si des botanistes expérimentés diffèrent d’avis sur la valeur comparative de ces deux préparations, d’autres les croient également bonnes. Cette opinion est aussi la mienne, car dans la discussion on me paraît avoir oublié un facteur important relativement à la stabilité des sels de mercure : ce facteur est le papier.

(1) Actes du Congrès de 1839, 3' fasc., p. 287.

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