‹ Sur Une Réaction Quantitative de Fixation du Complément Titré à 50 0/0 d'Hémolyse: Application à l'Étude des Courbes SyphilimétriquesChapitre 17 sur 45 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

TITRAGE DU SÉRUM HÉMOLYTIQUE

La quantité d'hémolysines employées pour sensibiliser les globules rouges de mouton a une grande influence sur le résultat du titrage du complément. Le tableau suivant emprunté à Morris [13] montre les variations de la valeur de l'unité 50 o/o et celles de la pente de la courbe d’hémolyse (valeur de 1/n) en fonction de l'augmentation du volume de sérum hémolytique

(cf. tabieau 3). Ce tableau illustre la « loi de suppléance » entre le sérum

TagLeau 3 (d’après Morris) [13]

Variatior.s de l’activité hémolytique d'un complément el de la pente de la courbe d'hémolyse (coefficient 1/n) en fonclion de la dose d'hémolysines

employée pour sensibiliser les hémalies de mouton.

Cm* de sérum hémolytique ALT OLOME ET RCE 010700010070 |0

Valeur de l’unité 50 o/o (en cm*de complémentau 1/100).|2,95 [0,80 |0,58 |0,46 |0,42 |0,38 |o,36 |0,35 |o,34

Valeur du coefficient 1/n de la formule de von Krogh .10,366,0,354|0,254|0,221|0,199|0,17510,166|0,180l0, 189

hémolytique et le complément dont nous allons parler. Il montre l'intérêt qu'il y à à employer une grande quantité d’hémolysines pour que la valeur de l'unité 5o o/o soit la plus faible possible, donc pour que la

réaction d'hémolyÿse ait sa sensibilité maxima, et aussi pour que la pente

de la courbe d’hémolyse soit sujette à moins de variations que si le sérum hémolylique était employé à dose moindre : cette dose forte doit être déter-

minée par un litrage.

1. — Lori DE SUPPLÉANCE. TITRE ET QUALITÉ DU SÉRUM THÉMOLYTIQUE

Les principes du titrage du sérum hémolyÿtique sont bien connus depuis les études de différents auteurs (Ronchèse, Eagle) [17], ete... Le résultat de ces études est résumé par la loi de suppléance dont voici l'énoncé : pour provoquer l’hémolyse d’une dose fixe de globules rouges on peut, entre cerlaines limiles, suppléer à un défaut d’hémolysines par un excès de complément et inversement suppléer à un défaut de complément par un excès d’hémolysines. Les limiles entre lesquelles cette loi s'applique sont (dans des conditions de temps, de température, et de concentration strictement déterminées) :

— d’une part, une quantité minima d’hémolysines en dessous de laquelle le pourcentage de globules hémolysés sera nul, quel que soit l’excès de complément employé. Cette dose minima active d'hémolysines est celle déterminée dans le titrage classique du sérum hémolytique et est appelée « unité hémolytique » ; J

— d'autre part, une quantité minima de complément : si l’on emploie moins de complément, le pourcentage d’hémolyse tendra à devenir nul, quel que soit l’excès d’hémolysines employé. A cette dose minima active de complément qui représente l'unité de complément lorsque le titrage est fait en présence d’un gros excès d’hémolyÿsines, correspond une dose d’'hémolysines que nous appellerons dose optima.

Ces différentes notions apparaissent clairement sur le graphique ci-contre (cf. fig. 2). Chaque courbe exprime les variations de volume de sérum hémolytique nécessaire pour obtenir l’hémolyse d’une dose fixe de globules rouges si on fait varier le volume de complément utilisé et est une hyperbole équilatère : les coordonnées des deux asymptotes représentent les limites entre lesquelles joue ‘la loi de suppléance.

— L'abscisse de l’asymptote parallèle à l’axe des ordonnées représente la « dose minima active d'hémolysines » ou « titre classique de l’hémolysine ».

— L'ordonnée'de l’asymptote parallèle à l’axe des abscisses est la « dose minima aclive de complément », et l’abscisse du point où la courbe devient pratiquement langente à celle asymplote est la « dose optima » d'hémoly-

sines.

Le tracé complet de cette courbe est essentiellement variable suivant le sérum hémolytique utilisé et est caractéristique de ce sérum. Laporte et Hardre de Looze [18] ont montré que la « dose minima active » d’hémolysines n’est pas le seul facteur à considérer dans l'étude d’un sérum hémolytique : en effet, d'après les courbes publiées par ces auteurs (cf. fig. ») on voit que les sérums hémolytiques diffèrent entre eux non

seulement par leur titre classique, mais aussi par la valeur de la dose

le [éa]

Doses de complement au ;5

$ S Le .

TDÉAORONSS TAN CREME 27701 Taux de dilution des sérums hemolytiques

Fig. 2. — Courbes de la loi de suppléance (d'après Laporte et HarDRe pe Looze [18].

Chacune des courbes représente la loi de suppléance pour un sérum hémolytlique déterminé (numéroté de 1 à 5).

En ordonnée : les doses en centimètres cubes de complément au r/ro.

En abscisse : les taux de dilution du sérum hémolylique. Ces dilutions croissent en

progression géométrique, de droite à gauche : le joint r correspond à une dilution au 1/4, le joint 2 à une dilution au r/8, … le joint 11 à une dilution au r/4.096.

minima active de complément qui dépend de la qualité de ces hémolysines : à un sérum de bonne qualité correspond une dose minima active de complément plus faible que la dose minima active correspondant à un sérum de qualité inférieure. La qualité des hémolysines est entièrement indépendante de la valeur de la dose minima active d’hémolysines. IL faut donc mesurer à la fois la dose minima active de sérum hémolytique et la dose minima active de complément, pour connaître la valeur réelle d’un sérum hémo-

lytique.

2, — PRINCIPE DU TITRAGE DU SÉRUM HÉMOLYTIQUE EN VUE DE SON UTILISATION

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