‹ Sur Une Réaction Quantitative de Fixation du Complément Titré à 50 0/0 d'Hémolyse: Application à l'Étude des Courbes SyphilimétriquesChapitre 43 sur 45 · DE LA SYPHILIS · texte numérisé non relu

DE LA SYPHILIS

Du fait de sa précision et de la relation linéaire qui existe entre le taux de réagine et le nombre d'unités 5o o/o fixées, cette réaction présente un grand intérêt pour suivre l'évolution dans le temps du taux de réagine dans le sérum d'un syphilitique. Confirmant en partie les théories de Vernes, les recherches récentes des sérologistes et des cliniciens américains mettent clairement en évidence l'intérêt majeur de la courbe quantitative pour le contrôle de l'infection syphilitique. Ces auteurs ont constaté que les variations du taux de la réagine sérique suit les lois de l’immunologie générale, donc que cette réagine se comporte comme le ferait un anticorps spécifique du tréponème.

Lorsqu'un foyer tréponémique est en activité dans un organisme neuf (syphilis récente, primo-secondaire), l'organisme répond en produisant de la réagine dont le taux dans le sang s’élève régulièrement pendant les premières semaines de la maladie, jusqu'à un maximum

— si sous l'effet du traitement institué durant cette période, la croissance du tréponème est stoppée, la courbe de réagine décroît lentement et la réagine cesse d'être décelable dans le sérum au bout de six mois en général, que le traitement ait été continué ou non. Cette courbe sérologique représente le type normal pour un malade convenablement traité dès le début et ne présentant pas de rechute ni de réinfection ;

— si, au contraire, la croissance du tréponème reprend activement, où si le malade se réinfecte, le taux de réagine remonte alors brusquement pendant un certain temps avant l'apparition de tous nouveaux signes cliniques, ce qui commande la reprise immédiate du traiteemnt.

Dans le cas des syphilis anciennes, non traitées ou tardivement traitées et qui peuvent être « séro-résistantes » la sérologie quantitative perd progressivement de son intérêt et, au stade ultime l’organisme a acquis en quelque sorte l’habitude de produire la réagine sérique à un taux sensiblement constant même en l’absence de tout foyer tréponémique en activité

(« cicatrice sérologique », « Bordet-Wassermann irréductible »).

L'évolution d’une courbe syphilimétrique établie dans de bonnes conditions techniques constitue donc pour le clinicien un test précieux qui lui permet de suivre l’évolution de la maladie. Notre but dans cette étude a été de perfectionner ce moyen d'exploration sérologique en mettant au point une technique rationnelle de fixation du complément permettant l’évalua-

tion précise de la quantité d'anticorps contenu dans ‘un immun-sérum.

Ts

>, Rrrz (H.). — Z. Immunilalsf, A8, 1912, p. 62.

3. Gorpon (J.), Wiurenxan (H. R.) et WormaLz (A.). — Biochem. J., 20, 1926, p. 1028.

4. Pizemer (L.), Serrrer (J.) et Ecker (E. E.). — J. Immunol., 40, 1947, p. 89.

5. Pizcemer (L.), Ecxker (E. E.), Onczey (J. L.) et Coun (E. J.). — J. Experim. Med., 74, 1941, p. 297.

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